Archives de Tag: musique électronique

La porte de sortie

Jason Kahn, « Vanishing Point », (23Five 015, 2009), XK017W

Un grésil timide, gracile, s’empare de l’attention comme une poignée de fins graviers, discrètement jetés à la fenêtre. Et sans attendre ça monte très haut, fort et vite, il n’y a plus de digue,   tout est rompu, plus rien pour retenir la vie, l’émotion se propage et submerge tous les centres d’action et de pensées, paralysant et anesthésiant progressivement douleur et révolte sous le crible de ses piqûres. La tonalité n’est ni sombre ni éplorée, plutôt dans les jaunes, les bleus et verts, cieux pointillistes très clairs et vaporeux comme on en voit juste avant les crépuscules quand les contraires se touchent, brûlent et brillent. La musique est dense, un volume profond dans lequel on enfonce. On pense immédiatement au caisson de Véronica Janssens où l’on avance à tâtons dans des vapeurs épaisses teintées de lumières vives, entre étouffement et illumination… – Jason Kahn dédie cette oeuvre à sa fille décédée. Comme toujours avec cet artiste, l’emballage du CD est soigné et fait sens : notamment l’impression d’un point de fuite fractal, signe de cauchemar ou de délivrance, presque imperceptible dans un carré de milliers de petits points bleus, jaunes, vivants et inertes, qui se mélangent. Le CD a quelque chose de marmoréen et ses inscriptions dorées tiennent du graphisme funéraire. Le centre est jaune primaire, éclatant. – La mise en volume de cette matière sonore est impressionnante, un vaste cube qui se remplit de crépitements condensés, une mise au tombeau des milliards de palpitations qui constituent ce que la vie d’un autre être nous impulse et qui se retirent avec sa disparition. Et ça résonne comme un silo qui se remplit de tonnes de graines qui pleuvent d’un autre silo se vidant.Voilà des avalanches de sanglots pulvérisés avant même de jaillir de la poitrine, passés au brumisateur et dont les gouttelettes se transforment en chaos de percussion liturgique. Il y a là derrière, en émulsion dans la masse, des rivières de larmes, des cataractes lacrymales qui s’évaporent. Les gouttes durcies par la vitesse s’entrechoquent avec vacarme comme des perles de chapelets en prière ou des clochettes de célébration volant en éclats, massacrées. Flot douloureux et lustral, immobile dans son agitation, muraille de tremblements. Une respiration fantomale s’installe dans ce brouillard comme un phare au large des côtes Elle semble n’être pas impliquée par le drame. C’est une respiration de machine, ou d’animal, ou de plante ou d’un esprit. Ça respire. Et la masse crépitante fluctue d’intensité, parfois violente et sans pitié, parfois plus douce et miséricordieuse. L’irisation de la masse sonore fluctue aussi, plus sombre ou plus clair, avec beaucoup de nuances. Le martèlement de débris cosmiques, acharné, métallique, électronique est impressionnant. On entend comme des gamelans qui se fracassent dans l’abîme. L’exaltation d’un vaste envol de cloches, à pleines volées dans l’allégresse, étourdissantes, et qui se fracassent aussi, concassées, broyées. Matière sonore broyante dans laquelle se dessine des mouvements vertigineux. Comme si toutes les petites particules bruyantes étaient un peuple infini de derviches microscopiques en transe, aux rotations bien synchronisées. Flagellation. Progressivement, de nouvelles impulsions pointent leur énergie. Poussives mais répétées, exsangues mais obstinées. Comme un moteur qui cherche à redémarrer, un oiseau à reprendre son vol.  On entend comme la trajectoire d’un boomerang qui tranche l’air. Ou les figures sifflantes et incantatoires d’un rhombe. (Petit Robert : « ETHNOL. Instrument de musique rituel ou magique, formé d’une lame de bois que l’on fait ronfler par rotation rapide au bout d’une cordelette. ») Ce sont les exercices d’une nouvelle respiration. La masse sonore s’allège, se dissipe, s’éloigne comme une nuée orageuse constituée d’interférences électriques entre ciel et enfer. Une masse d’absence, d’oubli de soi et de voyage dans l’impensé (ce qu’est devenu l’être cher, la disparue). Le nuage s’éloigne. Arc-en-ciel et épiphanie. Juste un halo lointain que tente d’éclipser un crépitement organique, un filament où revient la vie, brute, fil d’étincelles magnétiques. Nudité, humilité d’avoir entrevu l’ultime point de fuite, la porte de sortie radieuse. (PH) – Discographie de Jason Kahn en prêt public – Le label « 23five Incorporated » is a non profit organization – Le site de Jason Kahn

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Polyphonie d’ascenseurs…

Marc Behrens, « Architectural Commentaries », ENTR’ACTE E45

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Je suis dans un bureau. À l’extérieur, il y a un vaste chantier où, sur des échafaudages et dans des grues, des entreprises s’affairent à la finition de grands immeubles (bureaux et logements). À intervalles réguliers (machiniques), le pivotement de membres métalliques d’une machine mal huilée, émet une étrange plainte animale, déchirante. La chute de matériaux, le choc d’outils, l’emboîtement de pièces, la fréquence de différents moteurs, le drone tremblé des disqueuses, tout ça installe un fond rythmique, la conscience qu’au sens le plus large, métaphorique, on est pris dans la trame des multiples constructions qui modifient l’environnement, reconfigurent les espaces vitaux… « Architectural Commentaries » tourne dans l’appareil. Un temps, je suis désorienté, je distingue mal le son du chantier de celui du CD. Intérieurs et extérieurs sont poreux… Marc Behrens est un archéologue des sons produits par les grands ensembles architecturaux urbains, les buildings, les tours, les constructions industrielles (« sans architecture »). Durant près de quinze ans, il les enregistre, il les sonde du micro. Il capte les ondes qui bruissent à proximité, les vibrations, parfois ténues, qui se dégagent de certains blocs construits, imbrications de cubes presque aveugles, façades murées, parcourues de câbles, tuyaux… Il enregistre leur aura, leur empreinte sonore. Le ciment, le métal les plastiques réagissent au temps, aux vents, aux intempéries, ils murmurent leurs altérations, leurs mouvements imperceptibles bruissent. Marc Behrens ausculte les surfaces puis rentre à l’intérieur des structures. Il colle son micro-stétoscope au plus près des pulsations, là où les bâtiments « respirent », geignent, grincent, imperceptiblement. Où ils révèlent leur plasticité occulte. Il enregistre les moteurs, les machines, les poulies, les automates, tout ce qui rend possible une vie fonctionnelle à l’intérieur de ces grottes modernes, industrielles, les ascenseurs, les conditionnements d’air, les souffleries, les vide-ordures, les tuyauteries diverses, les chaudières… Ingénierie et technologies qui lient le corps humain à ces architectures, les rendent solidaires, acteurs et organes d’un même corps-habitat. Les sons qu’il archive ainsi représentent une bande-son mystérieuse, fantomatique de ce qui, dans le quotidien, passe le plus souvent inaperçu, inaudible. Sauf quand la routine est rompue, que le volume sonore brusquement s’élève, que le glissement se transforme en couinement ou lors d’un dysfonctionnement passager ou d’un accident. Pourtant, ces sons sont émis, ils ont une matérialité incontestable (ce dont attestent ces enregistrements). Ils baignent, pénètrent l’inconscient, y laissent des traces, vont réapparaître dans les rêves et les cauchemars, infiltrent les références langagières métaphoriques et musicales, intègrent un capital de bruits enregistrés par le cerveau, auquel nous ferons appel automatiquement pour interpréter divers messages sonores qui se présenteront à nous (concerts, CD à écouter, œuvres radiophoniques, sons concrets dans la vie de tous les jours, proximité de machines, irruptions intempestives de moteurs…). De sa longue et patiente pratique « à l’écoute des grands organismes urbains », il archive le son des fonctionnements normaux, ordinaires, mais aussi les accidents, les ruptures, les accidents, les débuts d’incendie, les déraillements, le stress… Construction. Marc Behrens ne livre pas telles quelles ses collections de bruits. Il les écoute, les décrypte, les analyse, les scrute (comme on écouterait les émissions sonores captées dans l’espace pour tenter d’y deviner des messages). Il construit une grammaire, il en produit une lecture. Il sélectionne des extraits, des échantillons, ce qui constitue à ses oreilles les unités sonores les plus significatives, ce qui « là-dedans » élabore des éléments syntaxiques. Il assemble des fils narratifs sonores. Des précipités. Exactement comme se construit un récit écrit qui sélectionne les moments, les actions, les enchaînements, les scènes représentatives, il organise les bruits en phrases, en séquences filmiques, donne une consistance fictionnelle à tous ces sons souvent évacués, considérés comme parasites, refoulés de la conscience et qui pourtant nous environnent, nous enferment dans leur tissu de bruits signifiants et, probablement, éduquent notre oreille intérieure… C’est très surprenant par la manière dont ça stimule les perceptions sensori-motrices, ça ne s’écoute pas comme une « simple musique », mais comme le témoignage d’une vie enfouie dans la matière industrielle. Comme une langue matérialiste décryptée, logorrhée magique/maléfique dans le point aveugle des machines qui organisent la vie…  Fiction. Il y a comme un mouvement continu, un déplacement à l’œuvre, un glissement corrosif, dramaturgie d’une érosion permanente faite de micros explosions et percussions qui semblent miner les bunkers urbains où l’on se croit faussement à l’abri, les font apparaître très fragiles, attaqués par le terrorisme du temps, l’usure mécanique, entraînés dans une dérive spatiale dangereuse… Musiques d’autres dimensions perceptibles là, dans nos murs. Mélodies inquiétantes du local technique. Ce sont des fictions construites en studio pour diffusion radiophonique et plus on se familiarise avec leurs phrasés particuliers, plus on les découvre d’une rare élégance formelle, et d’une surprenante force chantante. – L’ensemble se présente dans une pochette très design, soignée, classe, comme toutes les productions du label Entr’Acte -(PH) – Le site de Marc Behrens –  Le site du label ENTR’ACTE –  Une discographie du label ENTR’ACTE en prêt public – Une discographie de Marc Behrens en prêt public  – Ecoutez aussi « Buildings » de Francisco Lopez – Une soirée du label Entr’Acte à Bruxelles le 21 février chez Q-O2

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Harmonies martiennes

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Il est agréable de passer une soirée dans un local que l’on dirait « alternatif », petit et comme aménagé dans l’éphémère (les visiteurs délivrent le message et s’éclipsent), structure légère en vitrine sur la ville, où quelques martiens bidouillent leur organologie musicale informatique. Pris dans la buée graphique des vitres, les halos des lampadaires semblent des soucoupes immobilisées, les bus de passages filent sur coussins d’air, des ombres précipitées de passants déboulent noires comme des âmes diffractées, de passage sur le trottoir vers d’autres dimensions… martiensgohome est un collectif électronique créé en 1996 (« abscons depuis 1996 »). Au départ, c’est une fonction radiophonique, enchaîner des disques sur Radio Campus, qui, sous l’interrogation de ceux qui la prennent en charge va dériver, se transformer, devenir une sorte de happening. Ou, comment, les musiques devant voyager dans les ondes depuis leurs traces gravées jusqu’aux oreilles des auditeurs, elles sont capturées, détournées, transformées au gré de rencontres avec d’autres principes vivants qui les scrutent, les manipulent, les mutent, les greffent, les bouclent… L’agent radiophonique fait parler, dans le sens plein du terme, les musiques qu’il décide de programmer, en les dépiautant, en les soumettant à un laboratoire d’altérations. Avec le temps, Martiens go Home obliquera et décidera de travailler à partir de ses propres générations sonores (il ne « parasitera » plus la musique des autres). L’objectif sera, semble-t-il, de se comporter en véritable martiens explorant les poussières microscopiques de notre terre sonore : prélever des échantillons, le plus possible de variétés de bruits quotidiens dans toutes leurs manifestations ténues, les archiver, les étudier pour tenter, en les scannant dans des machines de plus en plus élaborées, de rendre audibles leurs musiques interstitielles qui contribuent à l’homogénéité schizophrénique ambiante. (Avec des projets aussi de mémoire tournés vers la captation des restes de productions sonores des bassins industriels wallons.) Dimension sociologique des émissions bruitistes ! « Harmonies martiennes » et « collectif électronique », j’utilise ces termes en référence, même si c’est surprenant, avec le rôle social des harmonies, chorales et autres fanfares qui, dans d’autres époques, socialisaient à partir d’une pratique musicale et qui ne peut plus, aujourd’hui, même si ces organisations musicales existent encore, exister tel quel. Parce que la pratique d’une fanfare ne socialisera pas « dans » l’univers sonore contemporain, majoritaire, qui est constitué de sons traités, électroniques, dont la production s’effectue par des « programmes » qui se trouvent technologiquement dans une proximité bien plus forte avec le fonctionnement neuronal du cerveau. (Du genre de proximité avec la pensée évoquée par Deleuze quand il parle du passage de l’image fixe à l’image-mouvement). Electro-associative. C’est probablement une dimension importante de martiensgohome que d’ajouter à la pratique électronique souvent considérée comme trop individualiste, une dimension collective. La dynamique d’une association active dans la vie culturelle urbaine, tissant des réseaux d’échanges, investissant des endroits inhabituels, leur donnant une âme, fusse-t-elle provisoire, en créant des circuits d’échanges d’idées musicales, de savoir-faire. Des lieux où apprivoiser pour une meilleure cohabitation, par la réflexion et l’exercice qui désacralise, les mondes sonores les plus actuels voire conflictuels, rendus hostiles par une série de clichés. S’approprier notre culture. Avec aussi une dimension festive et chaleureuse (ces martiens ont des apparences très humaines). Depuis sa création, martiensgohome  a participé et stimulé une réflexion de terrain (sans frontière) et de scène sur l’évolution de la ville, a pratiqué les collaborations avec des projets de danse, est parti à la rencontre du cinéma, a organisé un calendrier important de rencontres avec des musiciens, d’ici ou d’ailleurs, divers martiens de passage. L’anniversaire. Pour célébrer la douzième année d’activités rituelo-électronique –permanence d’un chant neuronal minimal et accidenté délimitant un nouveau territoire tribal qu’ils sont prêts à échanger avec celui d’autres témoins cosmiques- martiensgohome a organisé trois journées d’exposition, projection, invocations bruitistes et bacs de bières. Pour la soirée du 7 février, les martiensgohomes se coupaient en deux et se produisaient en deux sets chaque fois avec un invité non martien, histoire de renforcer leur politique d’échanges interstellaires: en premier lieu, ils croisaient les sons sans plans établis, avec Johan Vandermaelen et ensuite avec Aernoudt Jacobs. Ca ne ressemblait pas à une salle de concert, plutôt à un bureau improvisé de traduction où l’on écoute et tente de traduire les messages délivrés par les fines particules étrangères… Voire une sorte de guichet où l’on résorbe, en se baignant dans la prolifération de molécules électroniques venues d’ailleurs, les dégâts de la fracture numérique…  À noter l’édition d’une clef USB reprenant dix heures d’émissions radiophoniques, permanence des harmonies des microsphères de l’intimité machinale et inconsciente. (PH) – Témoignages sur leurs activités : lien 1 lien 2 La clef USBUne discographie Le livre Martiens go Home

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Normal, Pierre

Pierre Normal, NP3398 À écouter fort. Première impression, culture sonore électronique un peu braque percutant le genre « chanson française », avec des embardées de vibrations brutes de voiture tunée. Puis petite chanson futée, flûtée qui glisse dans la techno une petite âme fragile, blafarde quête de « corps avec quelqu’un dedans, limpidité intangible, on n’est plus seul ». J’avais d’abord entendu « Usure intégrée ». Comme un mot-valise qualifiant une certaine fatigue robotique de nos circuits cérébraux et émotifs. Morceau un peu dur, penchant du côté de Programme. Et alors, content de voir surgir cette inspiration par chez nous (Belgique/Hainaut). Texte presque post-marxiste théorisant la désincarnation comme cœur de la production, la lutte des classes au pays des ordinateurs. Un tout petit quelque chose, alors, ravive le souvenir de la première écoute du premier Dominique A. (La Fossette). Claque mémorable. Mais je sens qu’ici, ce sera plus court, quand même. Il n’y a pas la même homogénéité radicale, pas la même détermination à la différence. Certaines chansons sont carrément plus hybrides au niveau des influences, je me surprends même parfois à penser à un mélange de Brigitte Fontaine et du Sttellla des débuts, quand l’humour loufoque était parfois limite tragique, proche de la détresse… A côté de textes constatant un état des lieux machinal, alarmant, d’autres sont portés par des souvenirs plus ruraux, découpage surréaliste dans des ambiances de village, avec des histoires légèrement étranges, anecdotes campagnardes un peu sombres, décalées « Novembre Tardif », « Carnaval avec Xavier », « Quel Talent ». De belles petites mélodies hagardes pour chanter contre le vent glacial des machines, en emportant des images grises de feuillages agitées, végétation de lithium dans l’orage… « Allez faire des rondes à l’aéroport envoyez des signaux lettres mortes… charisme de plante de bureau » (Myspace

 

Drone lynchien

Stephen O’Malley, « Salt », XO326F

 Une plage d’une heure quatorze minutes et 9 secondes. Genre drone. Un bourdon continu. Une fluctuation sonique amniotique. Pas toujours évident de juger sur enregistrement ce genre d’intervention accompagnant une installation plastique, en l’occurrence cocon sonore figé, glacé, crissant, vénéneux, d’une relaxante morbidité, tramé pour une sculpture de Blanks Violette (« …fascination pour l’horreur s’exprime toutefois d’une manière très clinique ; minimale, aseptisée et élégante, au travers de matériaux particuliers qu’il s’est approprié tels que la laque noire, la structure métallique, le néon, la résine de sel ou le verre brisé… ») Les stries sonores de Stephen O’Malley s’associent bien avec les matériaux du sculpteur. A priori, je trouverais le CD correct sans plus. Mais à s’y soumettre physiquement, et pour toute sa durée, il y a un impact physique, physiologique, impressionnant. Difficile à décrire. Comme si cette polyphonie d’acouphènes imposait à l’ouïe l’équivalent acoustique de déformations optiques. Je retire les écouteurs et j’ai la tourniole. Au niveau de la perception des bruits environnants, j’entends ensuite tout convexe, puis concave, comme si les sons passaient devant des miroirs grossissants, amincissants… La confrontation à ces musiques reste physique, il faut les éprouver dans leur longueur répétitive, stagnante, les penser à partir de leur empreinte corporelle, surtout quand elles sont aussi « cérébrales », les neurones doivent s’y frotter, s’y vautrer, s’y déranger… Un peu comme si Lynch se transformait en drone musique pour se balader dans votre cervelle. Décidément, un musicien à suivre, capable de surprendre, d’expérimenter, que ce soit avec Sunn O))), KTL… (Impression renforcée par les influences citées sur son site, beau pédigrée) (PH)