Archives de Tag: métier de médiathécaire

Pleine lune sur La Sélec

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La Sélec en soirée N°1, forcément, c’était une nuit de pleine lune. L’ambition toute simple était de montrer que les médiathécaires peuvent quitter leur comptoir, leurs centres de prêt pour rencontre les amateurs de musique et de cinéma, « ailleurs », en terrain dégagé! L’ambition est de montrer que la Médiathèque a un rôle à jouer pour tisser des liens culturels et sociaux au-delà même des supports physiques. Ceux-ci ne sont jamais, n’ont jamais été que des « enveloppes » pour échanger du son, des images, les faire passer de tête en tête, de coeur en coeur. L’important, l’essentiel, est ailleurs: que cet esprit de curiosité culturelle perdure, se développe, s’épanouisse indépendamment de toute question de support, et que les amateurs, « ceux qui aiment » les musiques, le cinéma, se rencontrent, se croisent, partagent du temps, dans la cité, dans des lieux musicaux… La Médiathèque n’est pas la seule à devoir le faire, mais elle a une carte importante à jouer dans cette socialisation réelle (pas facebook) par les esthétiques musicales et cinématographiques…. Beaucoup d’ambition, mais qui démarre « petit », pour organiser une bonne croissance, pleine de sens! Bilan chiffré: du côté médiathèque on estime que la fête a touché entre 80 et 100 personnes! Du côté de l’asbl « Bruxelles-Congrès », plus habituée à calculer la férquentation de pareille fête, on fait état de 300 personnes qui sont passées... Voici le toast porté à La Sélec, pour cette première soirée: La Sélec, au sein de la Médiathèque en difficulté, en plein projet de refondation, c’est une petite graine de renouveau. Elle va grandir, objet de tous nos soins, fabriquer de nouveaux tissus, nouveaux tissus d’écoutes, nouveaux tissus d’attention culturelle, nouveaux réseaux sensoriels entre vous, nous, la Médiathèque et la société… La Sélec va permettre à notre association de fabriquer de nouvelles synapses, imaginer une nouvelle plasticité de l’esprit pour rendre notre société plus ouverte à la diversité culturelle, à l’altérité culturelle. La première cellule est sortie le 15 octobre. Aujourd’hui, nous célébrons l’arrivée de la deuxième cellule. La troisième est en cours de fabrication. La quatrième se profile déjà à l’état de projet… Un mouvement est lancé.Ca va grouiller. Tout le monde y travaille. Tous les médiathécaires, bien entendu, les rédacteurs évidemment. Mais aussi tous les fidèles, tous les habitués, tous ceux qui, en fréquentant assidûment la médiathèque y ont déposé un peu d’âme, et qui donne la force de se lancer dans de nouveaux projets.  Tous les amateurs, tous les connaisseurs qui continuent à nous soutenir, à fouiller nos bacs, à discuter avec nous dans les centres. Quelque part, soyons mystiques, nous recueillons toutes ces énergies pour avancer… La Sélec est visible avant tout sous la forme d’un objet graphique original, biscornu et ludique, classe et trash, textes et poster.Ce look, cet objet, après pas mal d’études, nous le devons à Mr&Mme, alias Manu Demeulemesster et sabine Dupont. Merci aussi à Alain Degehet, notre infographiste maison… La Sélec est en CD et DVD dans toutes les médiathèques, bientôt dans un mobilier design réalisé spécialement pour elle. La sélec est en forum sur notre site participatif Les Médiavores. La Sélec est aussi un webzin, merci à Isabelle Delaby. La Sélec est un podcast, merci à Benoît Deuxant. (La Sélec multipliera ses podcats). La Sélec est dès lundi distribué dans 70 lieux culturels bruxellois. La sélec est aujourd’hui en soirée, ce n’est pas la dernière fois, fameuse organisation, merci à Eve Willame. Bientôt, La Sélec sera dans les écoles. La Sélec c’est un nouvel esprit de travail collectif, un nouveau rêve et un plaisir d’écrire, merci surtout à Philippe Delvosalle, mais aussi à Catherine Thieron, Catherine De Poortere, Yannick Hustache, Benoît Deuxant… La Sélec, c’est aussi un poster, ça c’est un coup de génie ! Par cette création originale d’une image inédite, vision singulière d’artiste sur le contenu de La Sélec, le poster symbolise chaque fois ce que la Médiathèque entend proposer : un regard, un point de vue sur certaines musiques et certains films, un peu à contre courant, en dissensus avec l’air ambiant pour fouetter l’esprit critique et créatif des amateurs. Une contribution, certes modeste, à entretenir un environnement durable de la curiosité, à étoffer les outils favorables aux processus d’individuation individuelle et collective (merci Mr. Stiegler !). Merci aux artistes qui ont relevé le défi de ces deux premiers posters : Mon Colonel et Oréli.J’encourage tous les amis de la Médiathèque à s’emparer de La Sélec, de fond en comble – la seule revue qui offre un rapport complet : prémisses avec les mains, profondeur avec le texte, extase avec l’image- de la propager partout, notamment en collant le poster en des lieux fréquentés… (PH)           

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Forums et approximations

Je constate dans les forums du Soir, à la suite du communiqué Belga sur notre conférence de presse, que la Médiathèque suscite toujours pas mal de réactions. C’est intéressant, c’est toujours bien vivant! Mais, force est de constater que pas mal réagissent avec des informations parcellaires, avec des visions limitées, voire en fonction de ressentiments épidermiques. Evidemment, un communiqué Belga, c’est une synthèse de chez synthèse, toute la chair engendrée pour singulariser un projet, une ambition, une démarche, a été retirée, on ne montre qu’une partie des os. Remarquons que le communiqué met en avant « le virage numérique » en plaçant en « une » la question du téléchargement. Le titre de la conférence évoquait, lui, le tournant viral. La viralité, ce n’est pas que le numérique, c’est la contagion organisée de La Sélec, par exemple. Beaucoup d’avis, dans ce forum comme lors de la pétition de soutien à la Médiathèque, marquent leur attachement au conseil et à la découverte, liée aux échanges dans les centres de prêt physique et regrettent leur disparition progressive: or, la Médiathèque investit pas mal là-dedans! Et, curieusement, cet aspect, tout de même présent dans le communiqué n’est pas relevé!? Quand nous parlons de « dématérialisation », nous ne pensons pas que « téléchargement » mais aussi « valeur immatériel du conseil ». La Sélec en est l’exemple. Certains déplorent l’appauvrissement de l’offre en supports physiques! On ne trouve plus assez en médias concrets pour les curieux? J’ai du mal à y croire à la lecture des budgets consacrés à acheter du CD, DVD et à la diversité de titres qui entrent en collection!! Bien entendu qu’il y a une diminution, budget et fréquentation étant  la baisse! Mais qui est capable d’absorber tout ce que la médiathèque présente? Qui, ailleurs, continue à présenter autant? Nous avons, dans la conférence de presse, repris à notre compte le titre d’un journaliste du Soir: « CD de combats » parce que nous restons convaincus que le CD est un outil indispensable pour la effectuer une médiation culturelle et faire découvrir des artistes. Il y en a encore qui se demandent: « pourquoi ont-ils attendu si longtemps pour mettre leur catalogue en ligne? » Parce qu’on nous ne pouvons pas, tiens! Ou alors selon des conventions commerciales, donc très chères et lourdes (négociation avec tous les labels, voire tous les artistes..)! Si le politique avait décidé de transposer la notion de prêt public dans l’environnement numérique, la Médiathèque serait peut-être leader mondial de téléchargement, nous aurions devancé I-Tunes! Il faut tout de même garder cette réalité à l’esprit. Je lis aussi qu’un lecteur a tester 10 titres sur notre plate-forme de téléchargement, ne les trouve pas et en déduit: « il n’y en a sûrement pas 600.000 »!? C’est quoi, ça, comme méthode scientifique!? Fantaisiste, oui, et gonflée! C’est bien ça, l’autorité farfelue que l’on peut revendiquer sur Internet! Je ne pense pas que ce Monsieur a en tête 600.000 références musicales et si c’est le cas, nous pourrions très bien proposer 600.000 autres références! Sa remarque dévoile aussi sa complète ignorance de comment fonctionnent les « agrégateurs ». Enfin, le plus intéressant reste cet attachement aux dimensions humaines et sociales de la médiathèque, tout en avouant ne plus trop y passer! Or, si c’est important, il faut y passer et entraîner vos amis, ne pas simplement imputer le déclin de cette superbe association au politique! Allez, vous regrettez vraiment l’esprit de « l’ancienne Médiathèque »?: faites-le revivre, venez nombreux par exemple à la première de « La Sélec en soirée », le 12 décembre, Bruxelles-Congrès, de 19 à 20H, expo + DJ + plein de médiathécaires comme vous (semblez) les aimer… (PH)