Carton-pâte et chape de plomb

L’autobiographie de Ceausescu, Andrei Ujica, 2010

Les faiseuses d’histoires. Que font les femmes à la pensée ? Vinciane Despret et Isabelle Stengers, Les Empêcheurs de penser en rond. 2011

(Version provisoire) Les premières images sont de mauvaise qualité, arrachées, avec ce côté amateur ballotté par « comment faire apparaître l’événement qui est intérieur aux corps, aux choses, où et comment braquer la caméra ? ». Un couple âgé, drapé dans son prestige offensé, de plus en plus fictif, est rudoyé, questionné sans ménagement, objet d’un tutoiement ostentatoire, rugueux. Ils sont presque sympathiques, le vieux et la vieille, acculés à une vulnérabilité qu’ils ne savent comment accueillir. Lui se défend, spasmodiquement, cherche à faire prendre en compte sa vérité des faits, – il a eu l’habitude de décréter ce qui était vrai et ne comprend pas l’impuissance soudaine de ses mots -, ne se rend pas compte que tout l’arbitraire de sa légitimité s’est effondré, son monde s’écroule, se réduit à la portion congrue, son enveloppe corporelle, vulnérable, aux abois. Il méprise la procédure expéditive dont les engrenages sommaires, pourtant, le mènent à l’abattoir. Une fin que l’on connaît puisque ces images font partie de celles que montrait la télévision à l’époque des faits et précédent de peu l’exécution du couple dictateur. Mais ça, on ne le reverra pas. Se murant dans le refus de justifier ses actes, Andrei Ujica imagine Ceausescu convoquant avec superbe les images de son parcours triomphal, se drapant dans la mémoire de sa splendeur démesurée et autiste, exactement ce qui l’empêche de voir ce qui se joue, là, sous ses yeux. La fin. Le film développe un flashback de presque trois heures, dans lequel prendra place un ou deux autres retours en arrière, des reflux, des accrocs dans une marche qui se voulait exclusivement vers l’avant, ce qui installe des points de déséquilibre, des zones de pertes probables de contrôle. Une structure plissée et subjective pointe – le ver invisible est bien dans le fruit – sous le garde à vous de l’imagerie officielle, quelques rares bégaiements au sein d’un montage d’images d’archives qui déroule un flux documentaire tantôt glaçant, tantôt assommant. Dans la morphologie théoriquement objective du matériau, des prises de vue représentant le régime tel quel, s’inscrit en outre le filigrane fictionnel de la subjectivité du réalisateur qui construit bien un récit personnel par le biais du montage. Ce récit discret, muet, compacté dans l’acte du montage, le choix et la pulsation des images, récit abstrait, est physiquement inscrit dans le corps de film, comme un ressenti, un poids à l’estomac, une boule nerveuse, l’impossibilité de digérer cette histoire. C’est donc un alliage subjectif-objectif particulier, un objet peu courant intitulé autobiographie parce que le film d’Andreï Ujica puise dans la fabrique officielle des images du pouvoir, utilise le témoignage de la manière dont le pouvoir se regardait. Le dictateur aimait être filmé, il l’a été en moyenne une heure par jour – et là, la caméra sait très bien ce qu’elle doit cadrer et saisir, ça ne tremble pas -, pour un total de 10.000 heures dont un bon millier a été sauvegardé dans les archives nationales.

La scène originelle préfigure la geste dictatoriale comme filiation démoniaque, la mort y baise la vie dans la célébration des amours incestueuses et nécrophages du père de la nation avec ses enfants, un amour qui les transforme en zombies. C’est au cours de ce deuil national pour le « départ » de Gheorghe Gheorghiu-dej en 1965 que Ceausescu, désigné fils spirituel, bien placé dans l’appareil,   récupère la « ferveur » populaire et la capte à son profit. Il la vampirise. La cérémonie réglée comme du papier à musique, la pompe effrayante jouée méticuleusement pour tremper et compromettre l’émotion du peuple dans la décomposition du défunt que l’on porte en son mausolée, avec cette disposition comme cabalistique des gardes armés accompagnant le cercueil, dessinant une bête maléfique grimpant les marches de l’autel avec leur trophée, nous plongent d’emblée dans ce genre d’atmosphère étouffante, psychotique, où le père de la patrie doit être pleuré par tous et toutes, par le rituel de la mort se substituant et supplantant réellement les autres pères. À grande échelle, le circuit de l’individuation, de la formation des identités personnelles, la place des individus, tout cela est sucé par cet appareil de martiens, d’insectes armés jusqu’aux dents, dans le sacre de la dépouille. L’esprit de cette apothéose funèbre sera, en quelque sorte, sous-jacente à presque toutes les scènes de « l’autobiographie de Ceausescu ». Toutes les autres manifestations fastueuses du régime, allégresses de victoires ou anniversaires festifs, sont taillées dans la même morgue, marquées, sous l’hypothétique joie populaire cousue de fils blancs, du sceau de cette morbidité originelle. On assiste donc à une succession éprouvante de scènes de triomphes, de liesses populaires fabriquées autour des stars du régime qui se déplacent comme un gang en représentation, agitant les mains pour saluer tout le monde (tous les regards sur eux), de parades monumentales, dans un premier temps un peu artisanales, puis de plus en plus monstrueuses, gigantesques. On s’enfile les grandes étapes politiques des congrès, avec de pures merveilles de langues de bois, les explosions d’applaudissements hystériques et de clameurs martiales, les images d’une terrible fabrication d’unanimisme, à grande échelle, articulée comme le fonctionnement normal de la mâchoire Est de la bipolarité qui, en ces années-là, broie les possibles et réduit le territoire mondial. Et impose une antinomie castratrice de l’imagination. Cela nécessite probablement un travail de conscience fastidieux – comme Bourdieu le démontre quand il s’agit d’identifier les effets sur soi des impositions de l’autorité symbolique – pour mesurer à quel point nous avons tous été façonnés par les tensions et pressions idéologiques de cette binarité communisme/capitalisme, surtout, comment nous avons été contaminés par ces particules invisibles diffusées l’air de rien dans l’air ambiant et qui continuent à agir, perpétuent les instincts régressifs de la binarité, encouragent les restes d’atavismes nourris de l’imagerie des combats de chefs. Comment se décontaminer ? En ce qui me concerne, je sais que cela m’a (dé)formé, j’en sens les traces organiques, les latences tenaces, ne serait-ce que par l’impossibilité ressentie longtemps comme culpabilisante de ne pouvoir clairement, à l’époque, choisir mon camp, ni l’un ni l’autre, je préfère ne pas, et selon les groupuscules où l’on se trouvait végéter, cela pouvait être dur à vivre. Car précisément, il faut choisir son camp. C’est partiellement cela que je ressens comme choc de l’Histoire à retardement, face à cet écran et ce déferlement d’images d’une vacuité énorme, écrasante – et que l’on sait avoir été criminelle -, représentant plan après plan, les avancées d’une redoutable machine de synchronisation de toutes les pensées et désirs avec ceux de l’homme providentiel. C’était ça le genre de chose qui était dans l’air du temps, nous pendait au nez et, son contraire, du côté capitalisme, n’était pas plus beau à voir, en sandwich entre deux raz-de-marée propagandistes, entre l’enclume et le marteau. Nous étions indirectement touchés par ce que l’autobiographie montre avec fierté, le ballet international et ses instrumentalisations de l’amour du peuple au service de la construction d’une légitimité de façade par déroulement de tapis rouge sur les trottoirs, poignées de mains sur le tarmac, phrases creuses au micro, protocole de signatures d’accords. Ah ! ces formidables images d’entre-deux où l’on voit les puissants, immobiles dans l’avion ou l’hélicoptère, tous les regards braqués sur eux, devisant entre eux, se tournant vers le hublot et saluant magnanimes quand l’appareil commence à vibrer et s’arracher au sol ! On sait que c’était ainsi mais quel choc de revoir les impressionnantes visites en Chine, l’ahurissante esthétique d’une soumission de masse totale, s’exprimant avec virtuosité dans des gymnastiques figuratives délirantes. Milliers de corps dont les couleurs dessinent des tableaux à la gloire des guides de la nation, – un individu équivalant à un pixel -, images humaines qui changent aussi rapidement et mécaniquement que celles de panneaux publicitaires modernes et automatisés. Je ne veux voir qu’une seule tête, délire de l’alignement. Les séquences sonorisées – musiques militaire pompiers, flonflons de kermesse, chants traditionnels déformés par une grandiloquence soviétique à la gloire du héros national, sonos yé-yé – alternent avec des bouts de films muets. Frénésies et silence de mort. Jamais de commentaire, d’explication, de rappel des événements. Le montage et rien d’autre, voilà ce qu’était la façade, rien que la façade, sur base de quoi ce régime totalitaire était considéré comme respectable. Des célébrations ritualisées où le dictateur – seul ou partageant l’orgasme avec ses fidèles ou ses égaux -, jouit, dans la sinécure lugubre de son pouvoir, de déréaliser l’humain en matière première indifférenciée de son oeuvre. Cette façade du régime était un rouleau compresseur. Il faut surtout bien regarder l’écran pour établir qu’au premier plan, autour du chef et parmi tous ces corps pressés, ne règnent que des hommes (à part l’épouse et l’une ou l’autre figurante). Les femmes sont dans les marges, comme récompense du guerrier, porteuses idéales des louanges, ici une chorale angélique, là une soliste au chant sublime, ailleurs une troupe qui danse sur le passage du cortège tout puissant. C’est, poussé dans une dimension démentielle, l’image par excellence de l’homme qui explique ce qui doit être, ce qu’il faut penser, ressentir et faire. Il faut que. Si immense puisse être la différence de portée de cette formule selon qu’elle sorte de la bouche d’un dictateur ou d’un simple professeur d’université, elle n’en tisse pas moins des rapprochements entre tout ce qui fonde les comportements d’autorité masculine. C’est pourquoi il est malaisé, voire malhonnête, de ne pas se sentir proche d’une certaine manière, porteur des mêmes germes d’imbécillité. Je citerai à propos Benedikte Zitoumi, extrait du livre Les faiseuses d’histoires (Despret/Stenger) : « Tant d’hommes nous ont expliqué des choses, à ma mère et à moi, mère célibataire et fille unique, que j’en ai la chair de poule quand on m’explique des choses. Et certainement si c’est pour mon bien. Et plus encore quand on n’a rien demandé mais que cette explication et son intérêt semblent aller tellement de soi qu’on nous la livre gratuitement, magnanimement… Tant de fois, nous, de notre côté, on a poliment hoché de la tête, fait des oh et des ah d’intérêt quand on aurait tout simplement dû leur dire que si c’était pour nous expliquer que si c’était pour nous expliquer des choses, eh bien cela ne nous intéressait pas, merci beaucoup et au revoir ! Dès lors, se permettre d’expliquer des choses à d’autres, je trouve ça indécent et c’est une ressource (l’explication) dont je me prive consciemment dans mon travail de chercheuse et d’enseignante. » – La succession de ses tableaux avec leur grandiloquence kitsch pourrait prêter à sourire, faire rire, comme l’égarement égocentrique de certains artistes, si l’on ne connaissait aussi l’envers du décor, les dégâts authentiques et durables causés par ce régime. Un envers que le réalisateur ne cherche en rien à rendre présent – puisqu’il prête à Ceausescu un ressassement autobiographique qui ne retient que la gloire et censure les coulisses peu reluisantes -, et encore moins à expliquer. Il ne propose aucune piste structurée pour mieux comprendre ce qui s’est passé, ce que le personnage avait dans sa tête, ni comment elle était faite, cette tête. Il nous balance brutalement l’esthétique de carton-pâte entourant ce culte de la personnalité. Carton-pâte et chape de plomb… Enfin, on la voit tout de même se dérouler la catastrophe, dans ces parades monstrueuses, arcs de triomphe et défilés qui déclenchent la transe, autant de représentations d’une félicité absolue de Nicolae Ceausescu en son pouvoir, simulations de son passage vers l’éternité des « grands hommes », rites chargés de conjurer l’inévitable scène de ses funérailles nationales, son dernier acte. Œuvre sans partage. Le florilège de langue de bois qui émaille le montage rappelle d’ailleurs les mesures énergiques prises pour museler la liberté d’expression, la poésie, la recherche scientifique, le Parti décrétant les sujets littéraires et les objets de recherche autorisés. Le climat d’intimidation sans pitié qui entourait la créativité ne fait pas l’ombre d’un doute. Il devait être difficile de respirer et de trouver des espaces où rire. Mais quel rire !? On se demande – à la manière de l’homme qui tombe et cherche ce qui pourrait interrompre heureusement sa chute, tant le rythme visuel du film nous bascule dans des abîmes d’angoisse -, on se demande ce qui pourrait, à l’échelle de l’histoire humaine, enrayer de telles montées et apogées dictatoriales ? Amplifier le rire de qui n’a rien à voir avec cette assomption masculine hyper violente, déplacer les objets d’étude vers d’autres valeurs, n’est-ce pas par là qu’il faut chercher des issues? « Voilà pourquoi les femmes rient, peuvent et doivent rire. Car il s’agit d’inquiéter, non de répondre sur le mode symétrique ou ironique à la toute-puissance d’un discours qui se veut premier, qui se veut discours sur les choses elles-mêmes et qui prétend à l’universel. Quelqu’un me disait, la vie c’est un ours. Tu te bats avec lui, ou tu le regardes passer, derrière un arbre. Et moi, cela ne fait pas l’ombre d’un pli, comme femme, je le regarde passer derrière un arbre. Le discours puissant, le discours de l’homme, je le regarde passer. La toute-puissance du philosophe, je n’en ai jamais voulu. Rire et se soustraire à l’argument qui a fait de la pensée un champ de bataille – si tu n’as pas de vérité au nom de laquelle tu engageras le combat avec moi, tu es pareil à un chien qui aboie… Bats-toi, si tu es un homme, pas un chien… ou une femme ? » (V. Despret et Isabelle Stengers à propos d’une contribution de Barbara Cassin, Les faiseuses d’histoire) Qu’arriverait-il si l’on changeait en profondeur les disciplines de pensée, rendrait-on caduque ces combats au nom de la vérité, éradiquerait-on cette folie de se croire à même de proférer le « discours premier », celui qui fonde la vie, la vérité, organise la vie sur terre, hiérarchie les valeurs? Et c’est vrai que l’on sent cette folie dans bien d’autres discours que ceux des dictateurs, ça vient de plus profond, on le repère chez des philosophes, des psychanalystes, des économistes, des politiques, des écrivains, c’est le fonds de commerce d’un genre… « Simplement, si faire de la philosophie c’était prendre au sérieux des dilemmes incontournables, des alternatives indépassables, des injonctions qui mettent au pied du mur, nous préférions ne pas. Et lorsque nous voyions les auteurs que nous lisions camper une position héroïque, comme si le destin de l’humanité ou la vocation du sujet étaient en jeu dans la question qu’ils posaient, il faut bien dire que nous riions sous cape, tout en sachant très bien que ce rire pouvait signifier que jamais nous ne serions de « vraies » philosophes. » (V. Despret, I. Stengers) S’il n’y avait une telle culture virile, profonde, ramifiée, inscrite dans les gênes masculins depuis les débuts de l’histoire de la pensée et conduisant naturellement tout mâle à « camper une position héroïque », à prétendre être fait de la chair et du sang qui peut solutionner « le destin de l’humanité ou la vocation du sujet », héritage qui s’exacerbe encore lors de fortes bipolarités rivales se disputant le monde, y aurait-il de la même manière émergence de dictateurs, parviendraient-ils à s’ériger et se développer avec autant de complicités tacites ou implicites ? –  Heureusement, la machine s’enraye d’elle-même, ce qui ressemblait encore à un réel enthousiasme des gens simples, apparaît clairement plus artificiel, fait de figurants embrigadés. Ça sent le vase clos, l’enclosure aliénante. Le film montre la transition entre les bains de foule et l’apparition lointaine des icônes du pouvoir, alignées sur le balcon présidentiel, immatérielles, juste un trait vertical. Incarné, désincarné ? Les plans quinquennaux ne donnent pas les résultats escomptés, les caisses se vident. Un pauvre vieillard conteste, à la tribune du congrès, la légitimité des procédures d’élection. Si un tonnerre de dévotion à l’égard de Ceausescu ridiculise sa déposition, on peut se dire qu’il n’y a pas de fumée sans feu, il y avait tout de même une opposition, des mécontents que l’imagerie officielle ne parvient pas à maintenir complètement hors cadre. Le tremblement de terre de 1978, des inondations spectaculaires, des mauvaises récoltes, le décès de la mère. Le vent tourne-t-il ? Le dictateur fatigue, il n’est plus aussi proche, il s’enfonce dans son monde, la construction d’une ville pharaonique, fuite en avant. Les scènes filmées dans la rue et les magasins, grâce à des voix off qui n’ont pas été supprimées, mettent la puce à l’oreille, on suspecte que tout est arrangé pour entretenir l’illusion du « tout va bien ». –– L’impact trouble des images autobiographiques, allie quelque chose à subir sans échappatoire, une mécanique redoutable qui englobe le spectateur, et l’appel vers des points de vue libérateurs parce que le montage, brut d’appareil critique apparent, oblige à penser en rejoignant la boule à l’estomac du réalisateur, à réagir au vide en reliant les faits, à reconstruire l’histoire et les contextes, imaginer ce que l’autobiographique refoule et censure et qui prend une dimension énorme de n’être pas montré. — La frayeur ressentie devant cette autobiographie de Ceausescu a excité en moi – comme mécanisme de défense mais aussi parce que, sans doute, on voit le monstre lui-même posé dans des lieux vagues, des entre-deux indéfinis, ou surpris dans des expressions d’inadapté, de maladroit -, l’amour dépressif des terrains vagues comme refuge, où me projeter, imperméable aux images, non pas quelque lieu concret dont j’aurais la nostalgie, mais quelque chose en moi, terrain vague total, plis et replis où se cacher (se replier stratégiquement sur quelque terrain de prédilection). Par rapport à une activité qui m’enveloppe comme une respiration, l’écriture, quotidienne, se dépouillant au fil des ans des prétentions à expliquer quoi que ce soit (il reste du chemin !) et de toute prétention à la puissance verbale, littéraire ou autre, j’ai depuis longtemps (toujours) l’impression que, dans mon périmètre de recherche, elle cultive récalcitrante une part d’imprécision, n’est jamais aussi claire que voulue, ne pas choisir son camp, sans que cela tienne à une réelle négligence, un manque de travail ou un parti pris esthétique, bien plutôt à quelque chose que je ne peux/veux plus surmonter et, finalement, se loge dans l’ADN de ce qui s’écrit par moi, comme si, au mieux de sa forme, cette écriture était constituée elle-même de terrains vagues, était chargée de me fournir des terrains vagues à fleur de peau, reflets des états intérieurs où je me sens, non pas exactement le mieux, parce qu’aucun terrain vague n’est exempt de mélancolie déprimante, mais au plus proche de ce qui me « tient », ballotté entre des camps à ne pas choisir… (PH)

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