Le labyrinthe en tête et la télé vide

Dans la ville froide (11 février 10), la polysémie des images collées, dessinées sur les murs, ne cesse de répercuter, malgré le gel, l’hétérogénéité de l’art fait dans la rue, la rue où se mêlent les cultures, où se mélangent les images, se déforment les codes, les signes, les symboles…  Une nouvelle version du masque à gaz, soignée, un peu là comme appareil intellectuel, filtrant les idées virales malsaines, idées reçues contagieuses éparpillées dans l’air saturé. – Étonnant, même si ça devient banal, ces concentrations en certains endroits, certains murs, certains ensembles de pignons surmontant des surfaces commerciales fermées, de graphes, dessins, collages, graffitis. À mitrailler pour éplucher ensuite en zoomant, sur écran. La diversité des techniques, des styles, des « écoles », est impressionnante, bribes d’histoires éclatées, proliférantes. – Le personnage nu prisonnier de sa bouée, condamné à flotter entre deux eaux, à regarder l’affichette qu’on lui colle sous les yeux : « que fait la police ? » (Probablement une série, mais pas déniché les autres). – Remarquable, cette grande installation constituée de deux images collées aux deux angles d’un carrefour, comme en recto verso, les deux facettes d’une même errance ou absence ou pensée qui tourne dans le vide, sans plus pouvoir se reprendre : d’un côté, un homme nu assis dans une architecture de livres empilés, la télécommande à la main, face à une télévision vide ; de l’autre, un crâne ouvert, un visage interdit et à l’intérieur un labyrinthe où déambule un homme qui lit, avec lequel l’homme au crâne ouvert a perdu le contact direct (un autre intervenant l’a orné d’un cœur rouge). Inscription : « c’est assez bien d’être fou », signé Zoo Project (lien vers photo, infos et vidéos) – En pochoir, ce petit lanceur de cocktail Molotov, gestuelle classique, déterminée, désespérée – silhouette dont l’approximation bien travaillée réunit un profil révolutionnaire, une allure hooligan, une élégance de sport snob -, la bombe toutefois ressemblant à un bouquet, floraison. – Plus décoratif peut-être, les papiers de Glita Grrl, portrait de jeunes filles d’aujourd’hui, félines urbaines, pouvant associer dans une même icône, les signes d’un multiculturalisme contemporain, les codes de nouveaux tribalismes, des allures de beauté antique… (PH)

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4 réponses à “Le labyrinthe en tête et la télé vide

  1. hey sur la derniere ca ressemble a un gregos tt crevé

  2. Bonjour! Je suis Glitagrrl, et j’aime tou blog!

    Merci Beaucoup!!

    French Dedication
    is for you!

  3. Pour info, Glitagrrl est une artiste australienne, les pochoirs sont des auto portraits et je l’ai collée dans le cadre de mon projet « street art without borders ».
    Quant au lanceur de bouquet c’est une reproduction d’une oeuvre du célébre artiste urbain anglais Banksy.

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