Mer du Nord en hiver.

Des couleurs, des lumières, une texture d’horizon (tessiture d’infini aussi) qui, à priori, m’ont toujours aidé à ouvrir une parenthèse, lâcher prise, couler dans d’autres pensées (souvent pas du tout intellectuelle, pensées manuelles, physiques comme des heures passées à faire des châteaux de sable), il y a sur les rivages une autre vie de substitution, en principe proche de substances légères, essentielles et pourtant impalpables. Liées à la mémoire de tout ce qui de l’espèce vient de la mer!? Quand cet écosystème fonctionne bien sur l’esprit et les humeurs, on y abandonne pas mal de ses habitudes, de ses rythmes, de peaux mortes, avant de les réendosser avec de nouvelles chances, nouvelles pistes (les vertus régénératrices du littoral venteux, salin, séminal)! Je m’y suis accommodé de divers naufrages aussi. C’est un des rares endroits où j’aime réellement courir, aussi loin que possible, comme si cet exercice avait là un sens particulier (la compagnie des vagues, le contact du sable, des coquillages)… Lire des heures face à la mer dans un silence d’écume, le cerveau baigné par ces lueurs caractéristiques d’eau, de ciel et de sable, reste un fantasme de longue date, régulièrement approché et entamé, jamais assouvi, noyé dans l’infini rivage abstrait.

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