Comment c’est !?

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KLM, pochoir & rap

octobre 17, 2009 · Laisser un commentaire

KLMIntrigué par un pochoir KLM couronné plutôt classe apposé en maints endroits de Charleroi – mais toujours sur des emplacements bien choisis où il frappe le regard -, je demande à un ami/collègue de quoi il est le signe, et il me renvoie vers un rappeur actif, “qui monte qui monte”. En effet, beaucoup de traces sur Internet, depuis un courrier à L’Echevin de la culture en 2007, comme quoi il y a un engagement certain, jusque divers vidéos de répétitions et savoir-faire… KLM a une démo empruntable gratuitement à la Médiathèque de Charleroi dans le cadre du soutien aux artistes émergents (une préoccupation d’aider et stimuler les créateurs non encore reconnus, gages de la créativité de demain, et qui a conduit la Médiathèque a lancer le site Emergences… )… (PH) – Vidéos de KLM -

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Vacances, absences

juillet 21, 2009 · 2 commentaires

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Condoléances de la rue.

juillet 21, 2009 · Laisser un commentaire

Le roi de la pop est mort. Confirmation par graffitis…

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Indépendance et audimat

juin 23, 2009 · Laisser un commentaire

Dans Le Soir d’aujourd’hui, un article sur les actions développées par la Communauté française (Ministre de la Culture) en faveur des libraires indépendants. Titre « Un bon libraire près de chez vous. » Au nom de l’accès à la diversité culturelle, entre autres, un label de qualité est décerné à une série de libraires, selon un cahier de charges qualitatif. En outre des moyens publicitaires sont engagés pour valoriser ces libraires indépendants via, notamment, les télévisions communautaires. Déclaration de la Ministre (extrait) : « L’enjeu est clair : promouvoir la diversité littéraire et éditoriale, échapper au formatage et à l’uniformisation résultant de la concentration économique. » On ne peut que s’en réjouir. Mais difficile de ne pas rappeler la différence de traitement par rapport à ce qui a été fait pour le disque. Ou plutôt ce qui n’a pas été fait. Les disquaires indépendants se comptent sur les doigts d’une main. La plupart sont morts étouffés. Et il ne suffit pas de pointer du doigt le téléchargement. Avant que le téléchargement ne devienne un phénomène majeur dans les pratiques d’accès aux musiques enregistrées, les majors ont systématiquement organisé, durant une bonne dizaine d’années, le « formatage et l’uniformisation » selon leurs ambitions de « concentration économique ». En recentrant leurs catalogues : éviter les artistes peu rentables, ou rentables à trop long terme (demandant trop d’investissement). Déjà, cette politique ne pouvait qu’entraîner un assèchement de la curiosité, elle consiste à couper les racines du désir de musique au profit des retours sur investissements rapides, soit tout ce qui peut titiller, exciter les pulsions de nouveautés vite avalées. Les disquaires perdaient le contact avec ce qui leur plaisait le plus dans leur métier : repérer des artistes peu connus, les perles qui dorment dans les catalogues des majors, les faire découvrir. Servir de relais, activer la socialisation par le conseil musical. Ensuite, les représentants ont de moins en moins proposé aux indépendants des conditions économiques intéressantes : cela était réservé à ceux qui vendent beaucoup, les grands réseaux de distribution. Les petits disquaires étaient de moins en moins capables d’afficher des tarifs intéressants. Ensuite, les représentants n’ont même plus pris la peine de se déplacer chez les petits disquaires. Toutes les conditions du formatage étaient réunies et activées. C’est cette politique ravageuse qui a permis l’extension foudroyante du téléchargement et du piratage : le commerce tuant le désir, celui-ci se déplace ailleurs, et l’absence de désir se retourne contre l’économie. C’est aussi une réalité qui a commencé à causer du tort aux médiathèques. Nous avons commencé à ressentir les effets de cette politique en même temps que les disquaires indépendants. C’est, aujourd’hui, ce que l’on veut éviter au livre. Voilà, la différence de statut entre livre et disque est fatale au marché de la musique. Surtout que le disque est souvent associé aux musiques non classiques, d’amusement. La musique n’est pas considérée comme donnant accès aux connaissances. Elle est systématiquement abandonnée au marketing des industries culturelles. Sans état d’âme. Live Nation, voilà un beau plan de formatage. Ça s’est passé pour les disquaires mais, concernant la musique, ça se perpétue sur le plan des musiques vivantes, de l’organisation des concerts. Dans le numéro 707 des Inrockuptibles, un article rend compte de l’incroyable collusion existant entre Live Nation et les pouvoirs publics pour le financement du festival « Main Square » à Arras. Festival qui, malgré l’intervention de l’argent public, reste le plus cher de France. Avec Live Nation, on est en plein dans l’organisation du « formatage et uniformisation » par la mise en place d’une « concentration économique » frisant le monopole. Et ça se passe aussi en Belgique (j’ai relaté ailleurs une table ronde organisée par des pouvoirs publics pour réfléchir sur la ligne éditoriale d’une salle de concert et Live Nation était partie prenante des débats ! C’est aussi un problème de “bonne gouvernance”,  ce concept ne concerne pas que le cumul de mandats des hommes politiques!). En ce qui concerne la musique, une fois de plus, les opérateurs marchands et leur marketing ont le champ libre. La musique, c’est pour s’amuser, c’est pas grave. Le poids de l’audimat. On imagine bien que l’on réserve le livre au fait de se cultiver et la musique à faire de l’audimat. Il y a de ça, mais ce n’est pas si simple. Je relève dans le même numéro des Inrockuptibles, un autre article dénonçant la hantise des résultats chiffrés, seul critère de réussite pour les grandes expos événéments. Titre : « Les expos au risque de l’Audimat ». En fait l’article traite de deux choses : une manipulation des chiffres, des résultats mitigés présentés par la Ministre comme un succès éclatant d’une part et, d’autre part, le danger de fonctionner à l’audimat pour évaluer les manifestations culturelles. C’est effectivement dramatique mais ça mérite plus qu’un p’tit article pour taper du sucre sur la ministre de la culture du gouvernement Sarkozy (même politique du chiffre que dans la police, pour les reconductions à la frontière, etc.). Ça mérite peut-être même d’engager la ligne éditoriale complète du magazine ! Parce qu’elle est gentille, Claire Moulène (auteure de l’article), mais tout fonctionne à l’Audimat. La presse, y compris Les Inrockuptibles, est très friande de tout ce qui fait « buzz » sur Internet, par exemple. Ce n’est rien d’autre que de l’Audimat, en grande partie ! Les couvertures, les longs articles sont consacrés aux artistes vendeurs, ceux qui remplissent les grandes salles, ceux dont on parle partout, aux artistes que l’on retrouvera dans les grands festivals n’hésitant pas à mélanger argent public et gros sous de Live Nation. La plus grande partie de la matière éditoriale court après l’audience en choisissant de préférence ce qui est doté d’un bon capital d’Audimat, c’est plus facile à vendre. On comprend, pas facile de survivre. (PH)

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Carte voeux 2009

janvier 1, 2009 · Un commentaire

Carte de voeux land art.

Depuis quelques années je bricole une carte de voeux perso. Un reste du temps où les parents nous faisaient bricoler, où nous dessinions les cartes, les menus, les faire-part…? Le principe est basique, je puise dans les traces de l’année, les choses vues, prises en photo, un souvenir, un état, un lieu, un agencement de divers éléments qui ont défilé et ont laissé entrevoir un futur, une perspective, un souhait, ou quelque chose qui donne envie d’y revenir, de faire rewind. Le traitement doit en rester à une manipulation Photoshop ultra élémentaire, avec un message qui soit compréhensible un peu au-delà de la sphère familiale. Cette année, pas beaucoup d’inspiration, part cette vue des vallées enchevêtrées, donnant l’impression du temps à parcourir, de la vie d’une année et de ses méandres à parcourir. J’ai représenté sommairement le trajet 2009-2010 et proposé un cadre enchanteur pour se perdre, échapper au temps, emprunter sa voie secrète. Quelle que soit ce qi peut y arriver, même s’il faut y rester, en étant dans ce cadre-là, ça peut le faire, il y a comme une beauté où aimer se dissoudre. (PH)

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La Sélec (2) : face à la presse et en soirée.

novembre 27, 2008 · Un commentaire

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Le 25 novembre, présentation de La Sélec à la presse, dans les locaux de la Médiathèque. Exercice difficile (et toujours instructif : chaque fois, on peut étudier comment se transmet l’information), une sorte de face à face où il s’agit de convaincre de la singularité, de l’originalité et de la pertinence d’un produit. En subissant (qu’elles soient dites ou implicites, elles forment la vulgate dominante en la matière) toutes les recommandations « bateau » des spécialistes en communication : aller à l’essentiel, donner les informations pratiques, être court, ne pas digresser, etc.… Sous-entendu : les journalistes sont hyper sollicités, ils ont des tonnes de rigolos comme vous à écouter, ils n’ont pas de temps à perdre, ils doivent rentabiliser le temps qu’ils passent dans ce genre de conférence, ils ont des cases à remplir… Pourtant, il faut essayer de faire sentir la différence, l’étoffe particulière du projet que l’on présente. La Sélec ne peut être captée dans son identité si elle n’est pas replacée dans un contexte, dans un projet militant plus large, plus profond. Encore faut-il, alors, parler et s’engager dans une critique de ce contexte, ou ouvrir le débat sur cette prise de position (situation déplorable de l’information culturelle). Mais ça, c’est accorder beaucoup de place à quelque chose qui reste, au stade actuel, relativement marginal. Or, c’est peut-être l’essentiel à dire pour capter l’attention de ceux que pourrait intéresser un objet tel que La Sélec. Parler d’une prise de position, de ses motivations, de son ambition et de son rêve plutôt que mentionner le fait : la publication d’un nouveau journal. (D’abord, La Sélec, ce n’est pas qu’un journal, c’est un esprit, esprit collectif pour dégager de nouvelles curiosités). À cette conférence de presse, étaient présentées des planches originales superbes d’une nouvelle BD réalisée par Mon Colonel, ainsi que des illustrations de l’artiste choisie pour le poster de La Sélec 2, Oreli (sortie 15 décembre). Bon, on dirait que ça n’a pas tilté. Nous en avons profité pour annoncer la première « La Sélec en soirée » : le vendredi 12 décembre, de 19 à 24 heures, à la gare de Bruxelles-Congrès (Bld Pacheco, Bruxelles), avec : exposition de Mon Colonel et Oreli, prestations DJ de Partyharders (Papy Harder & Mon Colonel). Bar et petite restauration. Entrée gratuite. Un moment de vie à partager pour souffler sur  l’esprit de La Sélec ! 

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Bons vivants en sursis!

octobre 10, 2008 · Laisser un commentaire

Roy Andersson, « Nous les vivants »,  VN0184,  Festival de Cannes 2007, Un certain regard.

 

Un chassé-croisé de petites scènes. Petites perles grises dans le quotidien. Elles pourraient rouler et disparaître, se noyer dans la grisaille, mais Roy Andersson les saisit, juste avant leur évanouissement, et les pousse en avant, les fait reluire. Ainsi examinés à la loupe, ces fragments du quotidien se révèlent pas du tout ordinaires. C’est avant tout l’exercice d’un regard pour repérer les petits tressaillements de vie sous la couche de gris. Tout semble sans vitamine, les peaux comme les infrastructures urbaines. Où commence la peau et où le ciment? Anémie (qui évoque la teinte blafarde, cireuse, de la sous-alimentation de certains alcooliques). Chaque petit tableau est construit selon une sorte de burlesque neurasthénique. Un (dés)équilibre ambigu : soit une désespérance avec une mince lueur d’espoir. Soit une faible lueur d’espoir que gagne progressivement l’ombre du désespoir. Pourtant, ça vit, ça s’agite, ça poursuit ses activités. Ca avance, « la vie continue » son puzzle. Entre certains tableaux, il y a des effets de vases communicants, ou de réactions en chaînes (les larmes qui apparaissent ici, chez l’institutrice, rejaillissent plus tard chez le marchand de tapis).  Dans cette succession de tranches de vie se glissent trois scènes de rêves/cauchemars. Après coup, on se dit qu’il y a peu de différences. La mécanique est la même. La tristesse routinière du réel est tellement puissante qu’elle devient onirique, magique. Cette dispersion de petits bouts de destins, à certains moments convergent, par exemple, pour regarder le ciel, s’échapper vers les nuages. S’imaginer s’échapper. La narration est séduisante, ce qui n’exclut pas des moments faibles. Roy Andersson est suédois, on le compare à Tati,  comparaison justifié (la dynamique surtout visuelle, l’action dans les détails, une imagination des situations et des objets). Il a déjà une belle filmographie

 

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Barbecue du dimanche

septembre 22, 2008 · Laisser un commentaire

Soleil et vent de nord-est, pas de chaleur, mais la lumière qui allume l’envie de barbecue. Ca commence par la préparation du zaalouk (salade d’aubergines/Mahgreb). Confire au four aubergines et tomates arrosées d’huile d’olive. Puis extraire les chairs. Les faire revenir dans l’huile d’oilve, à feu doux une bone demi-heure en remuant, avec un peu d’ail, beaucoup de persil et de coriandre fraîche, sel, poivre, cumin (en fin de cuisson). Laisser refroidir. (L’idéal est de le manger très frais quand il fait très chaud, mais bon…)

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L’arlésienne gastronomique

août 12, 2008 · Laisser un commentaire

Les lumières somptueuses, les parfums, l’avidité du regard devant une nouvelle ville à embrasser, tout ça excite l’appétit. L’appétit global, spirituel, physique, sensuel. Ca creuse. Au centre ville, L’Atelier de Rabanel semble tout indiquer pour déguster en harmonie avec les autres sens allumés par l’environnement (y inclure l’architecture, le fleuve, la Camargue…). Cuisine de création inspirée par les ressources du lieu (entre autres). Mais le mardi, c’est fermé. Heureusement, il y a “A coté“. C’est la version bistrot. Avec une carte de tapas améliorés, raffinés, ou quand les tapas intègrent le terrain de la haute cuisine. Disons que ça ressemble à une carte réservée exclusivement aux entrées. Ce qu’il y a de meilleur. Compte tenu de la chaleur, c’est idéal. C’est léger, frais, émoustillant. La “poischichade”, par exemple, quoi de plus simple!? Elle est accomplie divinement. La Pissaladière aux sardines? Une merveille de salade composée et des filets parfaits de sardines! L’assiette de foie gras et tout et tout semble réjouissant, jusqu’aux desserts diaboliques. Le vin du jour, un Côte de Roussillon rouge, servi frais, complète la fête légère. (Il y a aussi un menu du jour et les assiettes de charcuteries semblent irrésistibles).

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Surréalisme belge ou syndrome du Titanic ?

août 8, 2008 · Laisser un commentaire

Le Monde du mercredi 6 août consacre un article à la situation belge : « La Belgique paie cher sa crise politique. » Il s’agit de relever les conséquences négatives de cette crise institutionnelle de 14 mois, sur l’économie du pays. « Selon une étude, les risques de transmettre aux générations futures une situation budgétaire insoutenable sont très élevés. » Et d’évoquer, impuissante à réagir et à solutionner cette crise, « la perte de crédibilité qui frappe la classe politique. »

La perte de crédibilité n’est pas liée, je pense, à l’impossibilité de solutionner la crise institutionnelle. Mais plutôt, à se laisser enfermer dans ces enjeux institutionnels qui semblent tellement futiles et désuets comparés aux réels défis. Ainsi, toute la classe politique, entraîné par la logique du champ et la manière dont celui-ci se laisse dicter ses priorités par l’audimat, ne dérive-t-elle pas dans des perspectives strictement politiciennes ?

L’avenir du pays, ainsi, ne semble tenir qu’à cet affrontement institutionnel où s’excitent des fantômes communautaires.

La politique n’est-elle pas l’art de prévoir  et d’organiser sur le long terme la vie collective de ses communautés ? La manière de poser le problème de la survivance institutionnelle du pays obéit au court terme. Pendant ce temps, l’avenir, le vrai, se décide et se dessine autrement. Le numéro de juillet de la revue Science & Vie consacre un dossier intitulé de la sorte : Réchauffement  Et si la mer montait de 3 mètres… Plus beaucoup de scientifiques n’osent contester ces hypothèses liées au réchauffement climatique. Les hommes politiques sont-ils en désaccord avec ces perspectives qui devraient dicter certaines priorités? Auquel cas, ils devraient nous le dire et argumenter.  Science & Vie estime réaliste de postuler une hausse de trois mètres du niveau de la mer pour 2050. Electoralement, 2050, c’est loin. Au niveau de la vie d’une collectivité, d’un peuple, d’un pays, c’est proche, c’est demain. Mon fils aura 57 ans. Trois mètres, ça signifie Anvers et Bruges en très mauvaise posture, ça implique une modification des réserves d’eau potable, ça nécessite des investissements à chiffrer en milliard d’euros qu’il faudrait peut-être déjà commencer à envisager, à préparer, à étudier…

La dictature du court terme fait ainsi de sérieux ravages. Culturellement aussi et surtout. La culture est « calculée » en fonction d’un rendement sur le public que l’on veut le plus rapide possible. Alors qu’elle devrait s’inscrire dans une politique publique à long terme, la politique culturelle devrait préparer les mentalités à être créatives face aux changements qu’il faut aborder et qui concernent l’avenir de la planète. Changement de mentalité qui pourrait conduire à se consacrer à l’essentiel plutôt qu’à se battre stérilement en tournant le dos aux vraies menaces.

 

 

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