
Un an. La Sélec a un an et comme le dit l’éditorial : « Qui l’eût cru !? » De la part d’une médiathèque que l’on disait dépassée, enterrée par le numérique, à court d’idées !? C’est un magazine original par la forme et le fond qui joue autant la carte objet papier et collecte de posters que les atouts d’une information plus riche sur le Net illustrée de podcast. Alors, évidemment, ce n’est pas le genre de machin énorme qui, badaboum, inonde et bouleverse le marché de l’information sur les musiques et le cinéma ! Non, c’est un truc soigné et sans fanfaronnade, qui mise sur l’effet en profondeur grâce à une séduction « militante » qui opère petit à petit, attirant à elle les déçus, précisément, par l’information dominante qui se vide de sens et de toute passion. (Mais ça, justement, c’est difficile à suivre pour des journalistes qui ont des impératifs d’impacts rapides. Les choses en train de se construire, les processus lents n’ont plus de place dans « l’actualité ». ) – Esquisse du Sommaire du 7 – « Tokyo ! », c’est la ville filmée par trois cinéastes comme un énorme organisme toujours en train de bouger, s’inventer, avalant des hommes et des femmes… On reste au Japon pour aborder la filmographie de Samuel Fuller par « House of Bamboo ». Un focus particulier sur des documentaires montrant, interrogeant, mettant en scène le « faire musical » : 1. un film de Guy-Marc Hinant et Dominique Loulé consacré à David Toop (une interview fleuve sur www.lamediatheque.be). 2. Un portrait épatant de l’épopée des Monks, comment les fameux moines ont été inventés, conceptualisés et incarnés par deux génies allemands. Une aventure inédite, unique et surtout fameuse : les Monks ont inventé, ébauché ce que le rock n’allait exploiter, développer que bien plus tard… 3. Un pianiste célèbre se met en scène dans un train, filmé par Monsaingeon. Dans le mouvement de l’intranquillité, vivant et répétant dans ce lieu mobile, en mouvement, toujours entre deux concerts, l’interprète parle de son travail, désacralisant là, révélant l’aura ici… Les pas d’une belle actrice, Ronit Elkabetz, conduisent dans un premier panorama du cinéma israélien… Sun Ra n’en finit pas de briller ! Son éclat s’intensifie sans cesse depuis sa mort. À l’occasion de deux CD édités chez Art Yard, nous redécouvrons le voyage du jazzman en Egypte. Symbolique mais aussi comment tout le « cirque » de Sun Ra relevait d’une entreprise sérieuse, très réfléchie, pour restituer aux Noirs leur imaginaire, leur espace mental et de rêve, leurs racines passées et futures. Dans la foulée, il ne faut pas se priver du Cd « Egyptian Jazz » de Salah Ragab… La Sélec distingue aussi des valeurs sûres, bien reconnues par des publics de connaisseurs mais dont la qualité mérite un élargissement d’audience : par exemple Wilco ou le grand chanteur de soul Lee Fields qui donne un coup de vieux à James Brown… La une, quant à elle, est dédiée à deux productions belges : le chanteur Carl qui sort son premier CD chez Humpty Dumpty et le duo Les Terrils dont le deuxième CD est édité chez Matamore… - Le poster du 7 – Pour son anniversaire, La Sélec a un parrain : Pierre-Olivier Rollin, directeur du BPS22. C’est lui qui a choisi l’artiste qui a réalisé le poster : Yves Lecomte. Lequel a travaillé sur le texte éparpillé, morcelé, toutes ces bribes d’informations à lire sur les livrets des CD et DVD et qui servent à identifier les artistes, les auteurs, les interprètes, les arrangeurs, les enregistreurs, les éditeurs, les copyrights, toutes ces indications textuelles qui dressent finalement la définition factuelle, manufacturière de ce que contiennent ces CD et DVD. Une sorte de descriptif des œuvres en nommant ceux qui les font exister (depuis l’invention jusqu’à la production et potentiel de reproduction.) Yves Lecomte a extrait toutes ces informations de tous les médias présents dans La Sélec et les a assemblés en un seul corps de texte dense, blanc sur noir, texte fantomatique, auratique, de La Sélec. Le poster vu de loin ressemble à une sorte de buée, de mirage. Ou ce que la télévision a fait de mieux : un écran de neige virtuelle, grésillant, statique et dynamique, dont on a toujours l’impression que quelque chose va surgir, une image, une musique, enfin un message subliminal, d’outre-écran. Ce papier couvert d’informations presque administratives, il faut le poser devant soi et s’y perdre. Plonger dans les inscriptions de telle ou telle zone, faire en sorte que l’œil change rapidement de zones pour qu’il sente que, soudain, il change aussi d’atmosphères, de climats. Tiens, tous ces signes alignés et apparemment indifférents, froids, dégagent des atmosphères. On découvre ainsi que tous ces CD et DVD ont des liens avec des « choses » que l’on n’imaginait pas, d’autres documents, d’autres noms que ceux les plus mis en avant, certaines sources qui ont permis de réaliser tel ou tel film présent dans La Sélec sont surprenantes, des intervenants apparaissent que l’on n’aurait jamais imaginé inviter dans La Sélec… Ainsi, ce poster qui peut sembler répondre à un procédé mécanique, met en contact avec de l’humain, des ramifications de signes et une profondeur qui expriment, par le travail graphique, qu’à partir de La Sélec le terrain de découverte est quasiment infini et que dans tous ces circuits informationnels, chacun peut personnaliser son parcours. – La Soirée du 7 – Pour fêter la sortie du N°7, une soirée était organisée le 17 octobre à Bruxelles à la Compilothèque (Quai de la Péniche, 50), en collaboration avec Matamore. C’était aussi la sortie du deuxième CD des Terrils qui ont livré une belle prestation, bien sonorisée (la voix était mieux rendue que les dernières fois), avec toujours cette guitare accordée de manière si particulière. Ils prennent de l’assurance, ce qui leur donne plus de champs pour soigner leur musique, leur complicité. (Bon, j’ai déjà écrit sur les concerts des Terrils, sur leur CD, je ne vais pas en rajouter). Ils étaient suivis par Daniel Higgs que je qualifierais, même si le mot est désuet, de barde lumineux, habité. Même si mon anglais est plus que sommaire, je suis fasciné par ce genre de chant fluant, porté par une inspiration qui s’alimenter de tout, les gens devant la scène, les portes, le bar, les fenêtres, le quai, le canal, les rues, les voitures, les gens qui s’y véhiculent, les maisons, le ciel, les avions, les étoiles, les nuages, tout ce qui se passe dans le monde… Et ce souffle, l’impression que le chant démarre au premier signal et qu’il peut durer des heures, ne jamais finir, parce qu’il y a toujours quelque chose à chanter. Barbu, dégaine poétique qui accroche, il chante assis, un petit harmonium portatif sur les genoux. Presque rien, quelques notes fluctuantes, ressac humide, juste un halo dansant. Mélopées, rapsodies, le rythme qui l’aide à faire jaillir le chant le conduit à s’approcher de quelque chose de plus incantatoire, comme aspiré par l’appel d’une prière, les formats du prêche, le besoin de « convertir » à une certaine manière de sentir le monde ? Mais cela libère aussi quelque chose d’ancestral, de questionnant, et qui élargit considérablement les perceptions, le possible de ce qu’entend l’oreille? Il délaisse quelques fois l’harmonium pour le banjo (dont il est un virtuose même s’il opte, comme ici pour des « démonstrations » très sobres, minimales). Il y avait une belle assemblée attentive, l’ambiance à la Compilothèque était très agréable, les soirées de La Sélec, grâce aux partenaires choisis, font leur petit bonhomme de chemin. (PH) – La Sélec complète sur le site de la Médiathèque - Le podcast à écouter – Le site de Matamore pour acheter le CD des Terrils – Discographie des Terrils à la Médiathèque – Discographie de Daniel Higgs à la Médiathèque -














Le rendez-vous, la médiation en médiathèque. En rendez-vous du P44 (médiathèque de Bruxelles centre), Alfredo Costa Monteiro parle de son travail, en dialogue avec Yves Poliart, avant d’exécuter une courte démonstration (improvisation). L’occasion d’indiquer à quel point « ces musiques là » (une manière de viser de plus en plus largement les formes musicales, même pas forcément expérimentales, mais où s’expérimente encore et toujours, comme au premier jour, la relation au son, à la construction musicale) manquent et souffrent d’espace de médiatisation et de médiation. Les aspects « bizarres », « surprenants », « incongrus » de ces manières de musiquer – et qui, depuis le temps qu’elles existent et où des pratiques similaires dans les arts plastiques ont été reconnues, ne devraient même plus réellement décontenancer – ainsi expliqués, rendus proches, finalement sont susceptibles d’intéresser beaucoup de monde parce qu’ils réactivent la surprise de la musique, le mystère du son qui raconte, la dimension spirituelle de la vibration sonore: typiquement une mission médiathèque ! Le phénomène. Alfredo Costa Monteiro s’est longtemps cherché à travers un apprentissage académique de la musique, accordéon, guitare, clavier, incluant deux années de Conservatoire. Il y découvre la musique électro-acoustique : une grande salle d’écoute, vingt haut-parleurs, des chaises longues. Là, dans l’obscurité, il se rend compte que la musique peut jaillir sans instruments, par voies indirectes, venir de partout et de nulle part, il en ressent aussi la force narrative et la plasticité. Comme un appel ? Il réoriente son apprentissage vers les beaux-arts. Nouveau terrain d’exploration. Comment communiquer aux matières physiques et malléables les formes de ses musiques intérieures, comment nouer les deux chimies, rendre manifestes leurs connivences, convergences ? Il privilégie déjà les matières dites peu nobles, celles du quotidien, les objets banals que l’on ne remarque même plus, les laissés pour compte du monde. Ces choses qui disparaissent sous leur familiarité : cette familiarité signifiant qu’elles ont absorbé beaucoup de nous-mêmes, de notre vie, pour s’en camoufler, s’y fondre. Il cherche à rendre visible ce qui se cache dans cette familiarité, leurs harmoniques (comme on parle d’harmoniques en musique) et surtout de les laisser s’exprimer. « Leur permettre de penser ce qu’elles n’ont jamais pensé par elles-mêmes ». Il jouera avec la transformation des matières, par exemple du bitume enflammé, sculpture de chaleur, de flammes, fumées, avant d’elle-même stopper sa forme. L’idée d’une combustion que l’on retrouve souvent, plus tard, dans ses créations sonores : décanter l’essence sonore d’une chose, d’une matière, en la chauffant jusqu’à la réduire à son idée, en la cherchant dans ses ultimes retranchements, puis la laisser flamber et enregistrer ses flamboyances. Ce qui, dans la manière de faire, instaure un rapprochement avec l’art plastique : chaque fois qu’il va reproduire par exemple sa pièce « allotropie », ce ne sera jamais exactement la même que la fois précédente, il ira chercher forcément une autre version de l’idée, de l’essence, on se rapproche du principe de « pièce unique » sur lequel fonctionne l’économie des arts plastiques. Et qui s’illustre par l’emballage du CD « allotropie », justement, traits de coupe dans le papier étant différents pour chaque exemplaire. Sa formation hybride (conservatoire, beaux-arts) le conduit à poser des questions hybrides (mais sans doute avait-il au préalable une tournure d’esprit qui l’a poussé vers la formation correspondant au désir de vérifier ses pressentiments) : comment montrer le son dans un musée ? Phénoménologie et distances. Il dit souvent penser et faire la musique selon une approche phénoménologique. 









Artiste invité, tache de naissance, soirée découverte. Il y a, comme toujours, plusieurs fils narratifs superposés, entrecroisés, enchevêtrés dans La Sélec 6 , qu’ils soient cinématographiques, musicaux ou textuels. Histoires d’amours, histoires d’une ville, histoires de crimes, histoire en images du dub, histoires d’explosion de rires sous les tropiques, d’électrochocs, de trilogie électronique, des poubelles de Cup cave… Et puis, il y a quelque chose qui fait tache, un point qui aveugle l’ouïe, une focale qui disperse le narratif, le fait rayonner au-delà du racontable. Tout ça à partir d’un instrument bien traditionnel, le banjo. Un banjo qui devient autre chose, sort de son lit et de ses préfigurés et rend possible de l’inédit, de nouveaux angles d’écoute. Une tache qui permet de toucher, entendre la naissance d’une nouvelle histoire musicale. Celle d’un individu inventant sa musique. Essentiellement Paul Metzger qui était l’artiste invité pour la soirée découverte de cette Sélec 6 (à la 













C’est le duo belge 
































À contre courant de l’esprit « fête de la musique » qui consiste à répandre des moments festifs dans la ville, sur podiums officiels ou improvisés, à cultiver le lien social par le biais de musiques extraverties, c’est à une plongée dans une musique fragile, intimiste, pleine d’ombres (esthétiques, temporelles) que conviait la Médiathèque de Charleroi. Pas le genre de truc qui va fort, que l’on écoute en trinquant et en parlant fort, quelques minutes avant de passer à une autre scène. Avec Ignatz, il faut se poser, s’asseoir, écouter attentivement, se concentrer, prendre le temps. Même si elle ne rechigne pas à provoquer les précipitations soniques, c’est une musique lente. Hypnotique, se déroulant dans des variations blues. Un blues basique, pulsation primale, originelle, déconstruite analytiquement, et reconstruite en flux sonores, en trames de synthèses, thématiques, collages d’éléments blues articulés comme des frises. Syntaxe, grammaire, le musicien déterritorialise un héritage blues puis le reterritorialise dans son imaginaire, selon une syntaxe qui lui est personnelle. Et tout ça passe par le réseau de fils et d’organes électriques étalés au sol, filtres, transformations, découpages, mutations, reproductions. Système nerveux extérieur du musicien. Un subtil travail de boucles qui défilent comme des films, des images abstraites sur lesquelles le musicien superpose sa narration guitaristique. Elle-même sinueuse, procédant par boucles, tournant sur elle-même. Une étrange course-poursuite au ralenti, sans fin. Dans le vide. Beaucoup d’ornementations électroniques évoquent des atmosphères anciennes, dégagent une dimension nostalgique embrumée, illuminée, avec des connotations orientalisantes. Spiritualité au spectre large. Toujours au bord de la distorsion, du manque, ces longues transes conservent une rudesse sombre, malgré leur élégance. Et quand plié en deux sur sa guitare inactive, Ignatz se concentre sur les boutons de ses appareils, c’est un véritable petit film d’animation sonore qui s’ébauche, échevelé, dans une ville globale en ébullition, tourmentée, sur le point d’exploser et s’effondrer, d’éclater en millions de fragments de verre sous les ultrasons du conflit entre micro-structures hyper modernes et ultra-archaïques. Scène sans aboutissement. Le tout est joué sans démonstration scénique, de manière très ascétique, assis par terre, posture d’un musicien juste de passage. Recueillement, chapelle improvisée… J’apprécie aussi que cette prestation live vienne considérablement altérer la perception que j’avais de cette musique, à l’audition des CD ou de séquences filmées sur Youtube. C’est un travail qui change, les coups de crayons dessinent sans cesse de nouveaux traits, nouvelles actions, intrigues sonores. ( 

















La Sélec N°5 se dévoilait le 13 juin, lors d’une soirée musicale aux Ateliers Claus. Un numéro très coloré… Parfois le ciel, au soleil couchant, a de ces dégradés superbes avant de sembler inquiétants comme s’ils étaient le résultat d’une vaste anomalie, d’une maladie cosmique… Ce nouveau numéro n’hésite pas à tirer sur le fil reliant festif et explosif : avec du jazz et du rock en recherche de nouvelles libertés excessives, avec un fil rouge consacré aux « one man band », ces drôles de musiciens qui se mettent en danger dans leur exercice musical… Le poster. C’est l’artiste Jean-François Octave qui relevait le défi du poster. (Rappelons les règles du jeu : l’artiste reçoit les musiques et les films de La Sélec et c’est à partir de ça que, librement, il réalise son image.) Jean-François Octave, habilement, esquive et donne une image qui semble signifier qu’il n’a pu assimiler La Sélec, qu’elle est restée là, à côté de son monde à lui. Le fond de l’image représente un élément de son univers familier, plus une sorte de constellation graphique symbolisant ses pulsations musicales fortes, effectuées en 25 ans de fréquentation de la Médiathèque. À côté de cet ensemble, organigramme organique, la liste de La Sélec est exposée, brute, comme non déchiffrée. Ambiance et lettres de noblesses. On se sent tout de suite bien dans ce lieu culturel. Question d’aménagement, question d’âme. Simplement, tout est fait pour soigner l’accueil, alternatif et attentionné, bricolé et chic, l’étrangeté de l’espace et du décor titille la curiosité. Le bois du comptoir, par exemple, donne l’impression d’un point de jonction, personnel et clients, de qualité, précieux, on n’a pas prix n’importe quel bois, ni n’importe comment… La musique mixée est puisée en grande partie dans la play-list de La Sélec (DJ: Philippe Delvosalle, David Menessier). Quelques documents rappellent, sans ostentation, d’où vient le patron du lieu (Democrazy) : affiches de concert célèbres, Dog Face Herman, Nirvana, Mudhoney, le duo Brötzman… En fanfare. La première partie est assurée par la fanfare « Alimentation générale ». Cuivres et funk, punch et humour, c’est bien appuyé et débridé, musclé et joyeux, ça ne tient pas en place. Suivra une prestation de « walk-pasa-bouge » présenté comme du « cirque électrique ». Un duo homme-femme, étrange, bidouillage électronique bien jeté et danse hystérique dans les rideaux. Deux grandes voiles de tissu blanc dans la haute cage d’escalier, sous verrière. Donc, le genre de manipulation sonore qui tape sur les nerfs, qui fait typiquement grimper au mur, sons hérissés, révulsés, déchiquetés, sans recherche particulière, sans articulation, un peu trash. Par un mec accroupi sur la scène, entouré de brols divers, tripotant de la main différentes petites appareils. L’air de trifouiller à la recherche de la disjonction, un peu sale gosse occupé à bousiller méticuleusement tous ses jouets pour faire chier la réunion d efamille. La danseuse en blanc, selon un système de traction étonnant (athlétique mais “gommé”, semblant se mouvoir sans effort, sans pesanteur), aérien, s’élève dans les voiles, s’y tortille, s’entortille, à trente centimètre du sol comme à cinq mètres, est happée vers le haut ou tombe en torche, silencieuse. Mimiques et tics pour mimer la contagion de ces virus sonores malsains, comment ils sortent des machines et s’infiltrent dans le corps, les oreilles, la langue, les yeux, les doigts, le ventre, les fesses, les bras… Ça semble trop maniéré ou incongru au début, mais quelque chose fonctionne dans l’association danse et éructation électronique, saleté musicale et transcendance corporelle, abstractions soniques et matérialités organiques qui se parlent, s’invectivent, fusionnent, rêvent ensemble, se miment. (Ça ne doit pas durer trop longtemps). Diabolique. Dans la salle à l’étage, 











































