La publicité envahit de plus en plus l’espace public pour imprégner encore mieux l’espace privé, l’espace mental. Elle est tellement omniprésente qu’elle constitue presque un environnement naturel que l’on “ne voit même plus”. Il semblerait don quichottesque de s’en prendre à ces moulins. Et ainsi, on rentre dans une logique d’abdication, on contribue à une perte de sens, on finit même par accepter qu’un bien spirituel comme la musique soit complètement soumise au marché, au marketing, devenant un marketing du spirituel. Surtout on se déresponsabilise au niveau des messages que nous jugeons bons ou pas d’adresser en masse aux enfants. Et puis, voilà un bon message: un collectif de déboulonneurs s’est constitué en France. Pour déboulonner des évidences et des impositions violentes comme celle qui consiste à nous faire considérer comme normal que l’espace public, collectif, soit soumis au rendement de l’imagerie publicitaire. A lire le texte de soutien de Bernard Stiegler. (ph)
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