Archives mensuelles : juillet 2008

Machine à eau et verre musicale.

Denys Vinzant, « D’Ore et d’Espace », City Sonics, Mons.

 

 

 

 

 

 

 

La Machine à Eau est occultée. En passant le rideau noir, pourtant, le rendez-vous est de lumière. D’énormes boules de cristal, entre autre, rayonnent, dardent des rayons limpides. Et le son emballe délicatement l’esprit dans un lit de fraîcheur. Comme quand on se couche au bord d’une rivière. La Machine à Eau a des airs de cathédrale alchimique où musique des sphères et lumières des profondeurs célèbrent leur union. Des lames de verre pendent, sur lesquelles sont calligraphiées en or des partitions pour oiseaux mystiques. Un alignement de boules de cristal écrites elles-aussi. De grands verres où la partition dessine des vortex de musique, des spirales d’écriture musicale. Précieuse, cabalistique. L’ensemble vibre grave aux diffuseurs fixés sur les verres. Les lames oscillent, tournent, comme verroteries liturgiques dans l’arbre de la vie, pour éloigner la mort. L’ensemble dessine un labyrinthe spirituel. Des rais de lumières traversent les verres oscillant et tournent au sol. L’installation semble capter les ondes d’une musique dispersée dans l’invisible, elle représente un appareil d’écoute. Il y a un sentiment d’infini figé, avec allégresse, dans la transparence du dispositif. C’est excessivement paisible. 

 

 

 

 

 

 

 

Une réserve de paradis

« Sioux in Paradise », Johan Muyle, Bozar, 12.06 > 21.09.2008

 

 

 

 

 

 

 

Réjouissante exposition, courte, explosive. Elle déclenche l’allégresse, la gravité, le tremblement ému face à quelque chose qui ressemble bien aux éclairs de vérité (éclairs d’orages de chaleur). La pirouette du titre : les Sioux, nation indienne opprimée, exilée de son paradis, toujours fière. « See you », voyons-nous, à bientôt au paradis peuvent se lancer les forces antagonistes du monde qui, sur terre, ne font que jouer la comédie même si celle-ci déchire l’humanité. Ainsi, dans les salles « en cirque » que l’on atteint en descendant comme vers l’antichambre infernale, errent des squelettes revêtus des quelques attributs relatifs à ce qu’ils ont semé sur terre. Voici les restes de quelques tortionnaires, de quelques résistants (l’un et l’autre « clones moulés de l’artiste »). Ils sont robotisés pour l’éternité et circulent en hyper ralenti comme des auto-scooters lobotomisées. On peut nous aussi goûter à cette déambulation erratique et nuageuse en s’installant dans des chaises robotisées de la même manière. Au mur, sont fixées de petites installations qui ont quelque chose de grinçant et de comique, elles exhibent différentes visions de l’horreur (ou détournent, « terrorisent » des clichés de « bonheur »). Ainsi, ces petits rideaux style « tabernacle » où s’inscrit en lettres d’or « the show must… », s’écartent sur la vidéo de la pendaison de S. Hussein. Ou, derrière une tasse où se dresse une effigie de Baudouin 1er, voici Che Guevara stigmatisant le colonialisme impérialiste belge. L’installation, qui tient du coucou tyrolien, « ceci n’est pas une pipe », exhibe la bouffarde du Sous-Commandant Marcos que l’on voit cagoulé en interview ; « Singin’in the rain » est éclaboussé par des fontaines de sang; au karaoké « marseillaise », vous pouvez chanter au micro les immondes paroles de cet hymne national guerrier, intolérant, sarkoziste avant l’heure, en ricanant mal à l’aise sur les images patriotiques et militaires d’un défenseur de la terre. Sous le côté drôle, les niveaux de lecture sont multiples, complexes et corrosifs. Et qu’il est bon de voir « attaqué » de la sorte « notre grand roi catholique » que, selon la presse à l’époque, « tous les belges ont pleuré ! Cet univers fabuleux qui réveille la conscience est sorti de l’imagination de Johan Muyle, bien sûr, mais s’est d’abord exprimé dans ses carnets de croquis. La richesse de cette expo (petite) accentue la vacuité de l’autre grande et voisine « It’s not only rock… ».

 

 

 

 

 

 

Et voilà le bazar du roman qui dérange.

Arno Schmidt, « Cœur de pierre », Editions Tristram, 2008,

 

 

 

 

 

 

 

 

Le livre désoriente physiquement. Les lignes ne déroulent pas régulièrement au long des pages leur typographique écoulement narratif sans heurt jusqu’au point final. Le corps du texte s’articule en articles bien séparés, comme désolidarisés, entamés chaque fois par une proposition en italique (titre ou amorce de phrase ouvragée ou indication climatique, exclamatique, ou genre didascalie). Chacun de ces articles (comme l’organisation de définitions dans un dictionnaire) semble clairement autonome. Alors, un peu de panique : mais est-ce que ça se lit comme une suite d’entités indépendantes, quel est le fil qui va motiver de s’enfiler 292 pages ainsi éclatées, si ces paragraphes racontent néanmoins une seule histoire par mille chemins détournés, serais-je capable d’en saisir la structure ? Après les premiers articles avalés, l’esprit ne se calme pas : à chaque fois cela semble des gros plans, des détails d’une trame dont le texte ne laisse pas présager le profil général. Ces détails, de plus, semblent décrits selon une subjectivité difficile à cerner, selon une idiosyncrasie non cernée, « on ne nous a pas présentés ». Des anecdotes, la « caméra » cadre toujours juste à côté de l’action, dans le décor. Bref, les clefs ne sont pas fournies. Mais au fil des pages, ça se noue, ça s’éclaire. Les personnages, l’histoire, les mouvements, les aventures (parce qu’il y en a) prennent corps dans ces biais périphériques, ces points de vue enfermés au cœur des actions. Intéressant, le titre : « cœur de pierre » désigne le personnage moteur, un collectionneur prêt à tout instrumentaliser pour arriver à ses fins. Chaque article est comme une pierre du chemin narratif que la langue inventive, truculente, bouffonne et cinglante, dynamite, l’écrivain décrivant alors les morceaux fumants et facétieux. Voilà le fil rouge : un collectionneur, dans sa quête d’almanachs rares, s’incruste dans un ménage. Devient l’amant de la femme. L’ami du mari qui a une maîtresse à l’Est. Et voilà : c’est aussi un formidable roman sur  la partition de l’Allemagne. Tout finira en ménage à quatre, ce qui, question situations à embrasser, convient à la plume rabelaisienne. Qui aime aussi traiter de la proximité nécessaire des chiottes, des substantielles interférences sexuelles, des échappements corporels. Le livre, parce qu’il est une charge virulente (sous couvert de déconner) du milieu politique et littéraire (il « descend » des personnalités connues), et parce qu’il décontenance par sa forme originale, trouva très difficilement éditeur. Schmidt affronta la dépression de l’écrivain hors normes, tenté d’abdiquer pour des formes plus rémunératrices. Juste pour rire, voici des échantillons de l’accueil par la critique : « L’un y voit « un gribouillis pathologique, un sténogramme d’asile de fous », l’autre en appelle à la « camisole de force », enfin un des plus inspirés intitule son compte rendu « Que Dieu protège la littérature allemande ! ». 

Le tour à côté (3), les belles crampes.

 

 

 

 

 

 

 

A vrai dire, je regarde peu les étapes du Tour. J’en ai des images mentales, abondantes. Mais je préfère être sur mon vélo, dans l’action de pédaler. J’habite alors beaucoup plus les représentations que je me suis fixée enfant et adolescent, une sorte de mythologie, certes attachée à des noms, mais surtout liée à cette faculté de parcourir les paysages sur sa bicyclette, avec sa seule force motrice, en équilibre. Même à l’époque, nous n’avions pas la télévision, je les voyais rarement, les coureurs. J’entendais plus souvent les reportages à la radio (Luc Varenne). Et aujourd’hui, j’ai un faible pour les compte-rendus écrits bien foutus (disons ceux de Libé). Extraits: « Une étape comme on les aime, grandiose, lyrique et d’une bêtise redoutable. Les Schleck se poignardent à coup de dagues. Caïn a tué Abel. C’est de la très grande tragédie. La course n’est plus qu’un tableau de Brueghel. » Ou à propos du coureur russe en embuscade: « Au fait, on ne dit rien du Russe de la Rabobank. Les kolkhoziens ont toujours la manie du plan quinquennal. Lui a un plan à dix jours et n’a pas bougé d’un pouce quand ces dingues de CS ont saccagé la course. » (Jean-Louis Le Touzet) J’aime parce que la course est là inspiratrice, stimule l’imaginaire, pousse à l’invention langagière.

Entre temps, je bouquine « Eloge de la bicyclette » de Marc Augé (Manuels Payot, 2008, 88 pages). Question anthropologie, je trouve l’ouvrage un peu léger, ne semble pas reposer sur une investigation scientifique, plutôt sur une observation de surface et des impressions personnelles de cyclistes. Mais on trouve des traits intéressants, à méditer, par exemple ceci, qui vient contredire le jugement journalistique selon lequel les français ne gagnent plus parce que ce sont les seuls « propres »: « En France, c’est parce que le mythe dépérit que les Français ne gagnent plus de courses, et non l’inverse. » Ou encore ceci: « En ce sens, faire du vélo, c’est apprendre à gérer le temps, aussi bien le temps court de la journée ou de l’étape, que le temps long des années qui s’accumulent. Et pourtant (c’est là le paradoxe) la bicyclette est aussi une expérience d’éternité. »

 

 

 

 

 

 

 

Précisément, ma dernière expérience à vélo est une belle confrontation au temps! 6h26 sur la selle, 151 kilomètres, à mon niveau c’est du genre « tester ses limites »!. C’est long, à certains moments interminables, il y a aussi dans des moments de grâce, cette sensation que le temps est suspendu. La relation au paysage est exceptionnelle, même si on ne pédale pas en touriste, on a un regard flottant, qui embrasse largement les décors traversés, mais sans s’y arrêter (comme l’écoute du psychanalyste). Et au fil des kilomètres je m’y sens particulièrement incrusté, la respiration amplifiée par l’effort semble jouer avec le paysage, l’aspirer, l’expirer. C’est particulièrement beau après Chimay, quand on s’écarte de la route principale. Vers Boulers, Rièzes (patrie d’Arthur Masson), L’Escaillère (point culminant du Hainaut) et cela devient de plus en plus enchanteur du côté françaix avec la petite ville fortifiée de Rocroi et la plongée forestière vers Bourg-Fidèle (4, 5 kilomètres?) et la remontée symétrique vers les Mazures… Encore plus loin, autre plongée vers la Meuse (Monthermé) que je suivrai exalté avant de m’engouffrer dans la vallée de la Semois. Retrouvailles. « Quelle belle vallée » (Annegarn. C’est en arrivant à Bohan que j’ai senti les crampes menacer. Il a fallu gérer jusque Vresse et négocier la longue ascension vers Petit-Fays sans déclencher les douleurs paralysantes. C’est quand ça tire ainsi, qu’il faut s’accrocher, que l’impression de survoler un rêve s’oppose au sentiment de coller à l’asphalte, c’est alors qu’il est bon de fredonner « Agostinho » (Annegarn). Chanson qui convoque bien des bribes mythologiques. A l’arrivée (je suis un peu halluciné après une telle course pas banale à mon échelle, descendre du cadre d’une solitude profonde, étoilée) douche, bières, rock… « C’est l’arrivée du tour » (Bashung).

Images du Faystival (ce que j’en ai vu)

La magie tient au lieu et à une affiche soignée, audacieuse. Au contraste entre le lieu et l’affiche: qui se soucierait d’aller faire entendre ces musiques dans un petit village reculé? A fortiori de tels groupes pas connus, que seules des têtes chercheuses passionnées peuvent dénicher, en plein milieu d’une fête villageoise avec banquet, après-midi country, bal musette… Belle recherche de mixité de publics, belle exigence d’ancrer la diversité culturelle dans le quotidien. La taille et la proximité font beaucoup pour le charme de ce festival. C’est une taille humaine, idéale pour se trouver réellement nez-à-nez avec la musique. Quinze ou vingt petits festivals de cette espèce, avec des affiches du même type mais toutes différentes, disséminés tout l’été dans nos campagnes créeraient beaucoup plus un climat attentif aux musiques que deux ou trois mastodontes. Un tel maillage de festivals auquel s’intéresserait les médias (on peut rêver) contribuerait beaucoup plus à créer un vrai esprit de curiosité que le battage pour les brochettes de « têtes d’affiche », melting-pot de tous les noms qui ont titillé le sommet des ventes durant les derniers mois. On en redemande. Ci-après quelques photos amateurs qui donnent une vague idée de l’atmosphère au P’tit Faystival.

Petit album photos:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Chocolat: amertume et volupté

Chocolat Billy, P’tit Faystival (Petit-Fays, Belgique), 12 juillet 2008

 

 

 

 

 

 

 

Toutes les Ardentes du monde ne m’auraient pas offert un concert de Chocolat Billy (Potagers natures)! J’aime le genre de relation que le groupe instaure entre musiciens, musiques, scène, public: quelque chose qui se fabrique sur le vif, avec plein de peaux de bananes (c’est sans doute les effets peaux de banane qui font musique). Pas un show tout fait, nickel, reproduit à chaque prestation et balancé à la face de la salle. Une matière brute est jetée, déversée des instruments chevillés aux corps des musiciens, s’agit de la battre tant qu’elle chaude, l’émulsionner, la faire changer d’états et de couleurs autant de fois que possible, avant qu’elle ne retombe. Un écheveau très agité dans lequel chaque membre fouille, pioche, avec frénésie. Qu’est-ce qu’ils font, comment ça marche, où vont-ils, le savent-ils? Est-ce que toute cette énergie a un sens? Quand ça démarre convulsif, toutes les questions sont ouvertes, comme les propositions musicales. (C’est sans doute ça qui sollicite une participation active d’un public, plus que les chanteurs qui font taper dans les mains et reprendre en choeur.) Faut trouver le fil, enfin, un fil, en vitesse, et s’y accrocher. Le concert alterne des moments de répétition (ils travaillent des pistes, expérimentent, cherchent de nouveaux morceaux) et de reprises (nouvelles versions de morceaux mieux assimilés, auxquels toutes les répétitions ont donné une consistance dense et bouillonnante, couche après couche). Les quatre sur scène, surtout perturbé par le plus excité (guitariste), pratiquent l’instabilité. En toute urgence. On se jette à l’eau, on se débat pour trouver des solutions. Cette puissante instabilité, comme principe de construction, dégage une profonde amertume qui fait du bien. Amertume du chocolat brut qui excite les sens, stimule les neurones, attirance mystérieuse. Les instruments circulent, s’échangent. Le rock est mis en pièces, on bricole pour recomposer, de bric et de broc, un moteur à explosions. C’est reparti. Après ou entre des errements réjouissants, le groupe s’engouffre dans leur répertoire plus construit, abouti, des sortes de mur du son, prodigieux parce que pas statiques, pas dressés comme une frontière ultime, forcément négative. Leurs murs ruissellent et sont recouverts de végétations délirantes et dansantes. Déluges de décibels qui tournoient comme des tourbillons de claques. Fusion sonique entre dance et déconstruction radicale. Des sortes d’antinomies annihilées, résolues dans une musique qui ne permet pas de rester en place, il faut se laisser soulever et exulter. Même plan avec cette rencontre entre une noise bodybuildée puis ravagée et les traits dansants et sensuels du soukous. C’est la volupté fouettée d’une trouvaille. Très excitant et en même temps plus ouvert, plus intelligent, plus critique que les manières plus conventionnelles d’exploiter les rythmes africains. La générosité, la créativité et l’énergie par le bordel organisé font penser à the Ex. Mais avec un son, des résultats très différents, personnels.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Tour à côté (2)

Questions de préparation.

 

 

 

 

 

 

 

A la veille d’un effort qui représente (à mon échelle personnelle) une sorte de défi (Casteau/Petit-Fayt), une part d’inconnu (on ne l’a jamais fait, comment l’organisme va-t-il réagir?), comment se préparer? L’organisme sait qu’il va y aller, ça le stimule et le stresse, il se pose des tas de questions à tous niveaux, je veux dire à tous niveaux de l’organisme, dans la tête, mais dans les bras, dans les jambes, dans les cuisses, dans le coeur. il n’y a pas que le cerveau qui formule et pense, il y a bien une pensée plus matérielle, concrète, dans les autres membres et organes. Une sorte d’attente face à quelque chose qu’il ne sait pas vraiment se représenter parce que c’est abstrait, « il ne l’a jamais fait », il n’a aucun repère. L’attente implique aussi un certain vide. On voit, dans le reportage L’équipée belle, que les coureurs professionnels, même si le quotidien d’une course à étapes est fait de solitude, remplissent ce vide avec des soins, massages, relaxations, etc. 

La carte aide un tant soi peu. Avoir une représentation mentale du parcours atténue l’angoisse, ça rend déjà la course mesurable, ça amadoue la distance Sinon, comment s’y prendre? Faut-il s’entraîner, travailler ses muscles, effectuer une petite sortie? Faut-il au contraire se reposer, rien foutre, se changer les idées? Manger beaucoup ou presque rien? S’envoyer en l’air et se saouler? Eddy était très clair là-dessus: pendant le tour, il ne voyait pas beaucoup Claudine, pas question de disperser ses énergies. Anquetil l’était tout autant: il refusait jamais d’écluser des canons au bistrot. Avant hier Libération ironisait à propos d’un prodige italien (« l’ami Ricco ») qui essuyait contrôle sur contrôle sans se démonter. Hier, il gagne avec panache. Voici comment Jean-Louis Le Touzet (Libération, une plume du journalisme sportif) rend compte de sa préparation particulière: « Le type danse jusqu’à pas d’heure une semaine avant le Tour et se baigne dans les vagues à en perdre son caleçon de bain. Puis dans la foulée, il gagne devant Valverde, Evans, laissant un grimpeur comme Moncoutié s’époumoner dans la fumée des fanes de pommes de terre. » Alors quelle méthode suivre, à quel saint se vouer? Autre chose: face à la perspective de si longues heures seul sur son vélo, le cerveau et le système nerveux font le plein de sujets à ressasser. Tous les arriérés, les notes, les textes à écrire, les dossiers à décanter, les stratégies à élaborer, tout ça s’accumule en tension. Pour occuper l’esprit durant ces interminables coups de pédales. Et aussi, du côté de la volonté, ça fait pile bien chargée, faut avoir du grain à moudre, dans les méninges. Finalement, question préparation, pas grand chose, une recette bien de chez nous, j’ai planté une centaine de poireaux. En vue des stoemps d’hiver bien utiles au cycliste après ses entraînements dans le froid.